le gouvernement libyen s’est dit « incapable de faire face à l’EI en raison de l’embargo sur les armes imposé à l’armée » par l’Onu depuis 2011. Abdullah Doma/AFP
Les États de la Ligue arabe vont étudier demain en réunion extraordinaire une demande du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale de prendre des mesures en Libye contre le groupe jihadiste État islamique (EI), a annoncé hier le représentant jordanien.
Dans une requête officielle formulée samedi à la Ligue arabe, le gouvernement installé à al-Bayda, dans l'est de la Libye, a pressé les membres de l'organisation « d'adopter des mesures pour faire face » à la progression de l'EI.
Et dans la nuit de samedi à hier, ce même gouvernement a « exhorté » publiquement les « pays arabes frères » à « lancer des frappes aériennes ciblées contre les positions de l'EI à Syrte ».
Il était impossible de savoir hier si la Ligue arabe étudiera la demande officielle formulée samedi ou le communiqué qui a suivi réclamant des raids contre l'EI.
La réunion extraordinaire de demain réunira les délégués permanents des pays membres de la Ligue, a expliqué à la presse l'ambassadeur jordanien auprès de l'organisation, Bisher Khasawneh.
Dans son communiqué, le gouvernement libyen s'est dit « incapable de faire face à l'EI en raison de l'embargo sur les armes imposé à l'armée » par l'Onu depuis 2011.
Le gouvernement siégeant à al-Bayda (Est) et le gouvernement parallèle installé à Tripoli, tous deux hostiles à l'EI, encouragent les combattants dans leur lutte. Le gouvernement de Tripoli a affirmé avoir lancé des raids aériens contre les jihadistes à Syrte ces derniers jours.
Mais hier, un responsable local qui a requis l'anonymat a affirmé que « certains habitants armés qui avaient combattu l'EI se sont repliés et ont même quitté la ville ».
« Ils n'ont pas reçu d'aide concrète et significative des deux gouvernements et ont alors arrêté de combattre », a-t-il ajouté.
(Source :AFP)

