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Diaspora

Quand l’émigration brésilienne se mêle à la poésie...

édition
03/08/2015

Cet été, le Liban a reçu plusieurs groupes de touristes d'origine libanaise, de la première à la quatrième génération. Tous ont le sentiment que le sang libanais continue de couler dans leurs veines, et désirent opérer un retour à leurs origines à travers ce voyage.
Parmi ces nombreux groupes, deux au moins venaient du Brésil. Eu Amo o Líbano (J'aime le Liban, en portugais) est un groupe qui s'est formé sur Facebook, et qui compte désormais neuf mille membres. Il a été créé et il est aujourd'hui dirigé par Luciano Aschkar, avocat et poète libano-brésilien. L'autre groupe, Campinas, a été mis en place par le père Silouanos Shamaoun, de l'Église maronite à Campinas, État de São Paulo. Les deux groupes ont acheminé 90 personnes au Liban.
Ces deux groupes sont bien diversifiés, étant composés de jeunes étudiants, professeurs, avocats, hommes d'affaires, religieux, ingénieurs, hommes politiques, etc., venus de plusieurs États brésiliens : São Paulo, Rio de Janeiro, Bahia, Minas Gerais, etc., tous ayant pour objectif principal de découvrir le pays du Cèdre, son histoire, ses sites archéologiques, ses paysages, ses cultures, son peuple. Ces voyageurs comptent aussi retrouver leurs propres histoires de famille, rendre hommage à leurs ancêtres qui ont émigré du Liban dans des situations difficiles, fuyant les persécutions, les crises économique et sociales, le chômage. Ils étaient arrivés au Brésil et ont travaillé dur. Leurs descendants brésiliens n'ont pas oublié leurs origines, ils viennent visiter leurs villes et villages, dont leur ont parlé leurs parents et grands-parents.
Durant ce voyage, l'organisateur du groupe Eu Amo o Libano, Luciano Aschkar, originaire de Deir Mimas au Liban-Sud et de Baskinta, est avocat, homme politique, mais aussi poète. Il est auteur du recueil Palavras emanadas da Alma (Mots émanant de l'âme), édité à São Paulo. Dans ce recueil de poèmes et de pensées, l'auteur extériorise sa sensibilité sur différents thèmes. Une partie des textes est dédiée au Liban et aux émigrants. Il a été invité par le Centre culturel Brésil-Liban et par l'ambassade du Brésil à lancer son livre au centre. C'était une joie réelle pour les Brasilibanais et les amateurs de langue portugaise, qui ont vécu des moments magnifiques, en écoutant des lectures poétiques émanant de l'âme d'un fils du Brésil et du Liban.

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