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Moyen Orient et Monde - Yémen

Le blocus naval imposé par la coalition arabe « tue », prévient MSF

Un combattant loyal aux forces du président Hadi en exil. Photo AFP

Des ONG se sont alarmées hier de la situation humanitaire au Yémen où le blocus naval imposé par la coalition arabe « tue », selon MSF, autant que la guerre qui ne connaît pas de répit notamment dans le sud du pays.
La semaine dernière, un premier bateau humanitaire affrété par l'Onu avait pu accoster au port d'Aden où ont suivi des cargaisons d'aide dépêchées par des pays de la coalition, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Mais le blocus naval, que la coalition continue d'imposer aux autres régions du Yémen, « tue autant que le conflit » armé, a prévenu la chef de Médecins sans frontières (MSF), Joanne Liu, qui a achevé hier une visite au Yémen. L'Onu avait demandé que l'Arabie saoudite allège le blocus naval qu'elle impose aux ports yéménites afin de laisser davantage de navires commerciaux ravitailler le pays. Le Yémen dépend à 90 % des importations pour son carburant et la nourriture et à 100 % pour les médicaments et les produits pharmaceutiques. « Nous voyons des patients mourir car ils n'ont pas reçu leur traitement » même pour des maladies ordinaires, s'est inquiétée Mme Liu, présidente internationale de MSF. Les deux belligérants ont été mis à l'index par Human Rights Watch (HRW), qui a accusé hier les rebelles d'avoir bombardé « des zones peuplées d'Aden sans égard pour les civils ».

Cinq jihadistes d'el-Qaëda tués
Sur le terrain, les combattants pro-Hadi « ont reconquis la région d'al-Alam », à 15 km à l'est d'Aden, et « avançaient vers la Cité verte, après avoir repris Jaawala et Bir Ahmad », au nord de la ville portuaire, au prix de violents combats, a déclaré une source militaire. Au moins, 6 combattants pro-Hadi et 11 rebelles ont été tués dans ces combats, ont indiqué à l'AFP des sources médicales et et locales.
Dans la province voisine de Lahj, les affrontements se poursuivaient pour le contrôle de la base aérienne d'al-Anad, toujours aux mains des rebelles, ainsi qu'à Houtha, chef-lieu de la province, selon des témoins.
Plus à l'est, les forces loyalistes ont repris de vastes parties de Loder, ville de la province d'Abyane où les combats ont fait 11 morts parmi les loyalistes et 22 dans les rangs des insurgés, selon les sources militaires.
Par ailleurs, cinq membres présumés d'el-Qaëda ont été tués dans la nuit de mercredi à jeudi par une attaque de drone, vraisemblablement américain, dans le sud du Yémen, a indiqué un responsable provincial. Leur véhicule, qui venait de Moukalla, capitale de la province du Hadramout qui est sous le contrôle du réseau extrémiste, et se rendait dans la province d'Abyane, a été touché à Wadi Dikha, a précisé ce responsable.
(Source : AFP)

Des ONG se sont alarmées hier de la situation humanitaire au Yémen où le blocus naval imposé par la coalition arabe « tue », selon MSF, autant que la guerre qui ne connaît pas de répit notamment dans le sud du pays.La semaine dernière, un premier bateau humanitaire affrété par l'Onu avait pu accoster au port d'Aden où ont suivi des cargaisons d'aide dépêchées par des pays de la coalition, dont l'Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Mais le blocus naval, que la coalition continue d'imposer aux autres régions du Yémen, « tue autant que le conflit » armé, a prévenu la chef de Médecins sans frontières (MSF), Joanne Liu, qui a achevé hier une visite au Yémen. L'Onu avait demandé que l'Arabie saoudite allège le blocus naval qu'elle impose aux ports yéménites afin de laisser davantage de navires...
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