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Moyen Orient et Monde - Burundi / Présidentielle

Réélection sans surprise et très controversée de Pierre Nkurunziza

Le président burundais sortant, Pierre Nkurunziza, a été réélu sans surprise dès le premier tour pour un troisième mandat après avoir plongé, par sa candidature, ce petit pays des Grands Lacs dans sa pire crise depuis la guerre civile.
Élu en 2005 et réélu en 2010, M. Nkurunziza a obtenu 69,41 % des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel de mardi, selon les résultats proclamés hier par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Pierre-Claver Ndayicariye. Le chef de l'État burundais l'a emporté dans 16 des 18 provinces du pays, notamment dans la capitale Bujumbura, qui lui est traditionnellement hostile mais où votaient de nombreux militaires et policiers déployés dans la ville le jour de l'élection.
Aussitôt dénoncés par l'opposition, qui avait appelé à boycotter le scrutin, ces résultats n'ont suscité aucune réaction dans Bujumbura, théâtre de manifestations quasi quotidiennes jusqu'à la mi-juin et où se poursuivent des violences politiques. Ces dernières ont fait plus de 80 morts depuis fin avril et poussé plus de 160 000 Burundais à fuir dans les pays voisins.
La victoire acquise, les difficultés ne font toutefois que commencer pour M. Nkurunziza, selon les analystes. En s'obstinant à briguer ce 3e mandat, le président a profondément divisé son pays, qui se relevait péniblement des traumatismes d'une longue guerre civile (300 000 morts entre 1993 et 2006). M. Nkurunziza s'est en outre mis à dos ses partenaires internationaux, dont l'aide est cruciale pour le Burundi, classé parmi les dix nations les moins développées. L'Union européenne, premier partenaire du Burundi, a annoncé jeudi vouloir lancer la longue procédure pouvant déboucher sur une suspension de la coopération avec le pays. Washington a estimé la présidentielle « non crédible » et avait averti, dès mercredi, vouloir « attentivement réexaminer tous les aspects de (son) partenariat ». En outre, les principaux partenaires du Burundi ont déjà gelé une partie de leur aide.
(Source : AFP)

Le président burundais sortant, Pierre Nkurunziza, a été réélu sans surprise dès le premier tour pour un troisième mandat après avoir plongé, par sa candidature, ce petit pays des Grands Lacs dans sa pire crise depuis la guerre civile.Élu en 2005 et réélu en 2010, M. Nkurunziza a obtenu 69,41 % des suffrages exprimés lors du scrutin présidentiel de mardi, selon les résultats proclamés hier par le président de la Commission électorale nationale indépendante (Céni), Pierre-Claver Ndayicariye. Le chef de l'État burundais l'a emporté dans 16 des 18 provinces du pays, notamment dans la capitale Bujumbura, qui lui est traditionnellement hostile mais où votaient de nombreux militaires et policiers déployés dans la ville le jour de l'élection.Aussitôt dénoncés par l'opposition, qui avait appelé à boycotter le...
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