Le ministre des Affaires étrangères espagnol a assuré mercredi n'avoir reçu "aucune revendication" en lien avec la disparition depuis dix jours de trois journalistes espagnols en Syrie, assurant que "toutes les hypothèses" étaient envisagées.
"Il n'y a pas de revendication à ce stade", a déclaré Jose Manuel Garcia Margallo lors d'un forum public à Madrid. "Laissez-nous travailler avec discrétion car croyez-moi c'est ce qui convient le plus à vos confrères", a-t-il ajouté, en réponse à la question d'un journaliste: "Nous ne privilégions aucune hypothèse".
Mardi soir la Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE) avait annoncé la disparition d'Antonio Pampliega, né en 1982, Jose Manuel Lopez, né en 1971 et Angel Sastre, 35 ans. Ils travaillaient récemment pour des médias espagnols, notamment les quotidiens ABC et La Razon, la chaîne Cuatro, et la radio Onda Cero.
Antonio "Toni" Pampliega, qui travaille sur plusieurs supports - texte, video, photo - a également contribué à la couverture du conflit en Syrie par l'AFP jusqu'en 2013, de même que le photographe Jose Manuel Lopez, dont les dernières photos pour l'AFP remontent à septembre 2014, sur la ligne de front séparant les forces kurdes irakiennes et les combattants de l'Etat islamique.
Le ministre espagnol des Affaires étrangères avait auparavant précisé que des agents des services de renseignement espagnols étaient mobilisés en Syrie, pour tenter de les retrouver ces trois journalistes portés disparus depuis le 12 juillet dans la région d'Alep.
L'Espagne est "pleinement active" pour les retrouver, a déclaré le ministre Jose Manuel Garcia Margallo. "Le ministère est en contact permanent avec l'ambassade en Turquie qui supervise les opérations", a déclaré le ministre. "Il y a des gens du CNI (Centre national de renseignement) qui sont en Syrie et nous aident", a encore dit le ministre lors de ce forum, selon des déclarations rapportées par la radio Onda Cero.
En septembre 2013 trois autres journalistes espagnols avaient déjà disparus en Syrie. Ils avaient été enlevés et ont été libérés en mars 2014. La Syrie, en conflit depuis 2011, est considérée comme le pays le plus dangereux du monde pour les journalistes par l'organisation Reporters sans frontières (RSF), qui estime qu'au moins 44 journalistes y ont été tués depuis 2011.
Toujours selon RSF au moins 30 journalistes et bloggeurs seraient actuellement retenus dans les prisons du régime et au moins 25 autres, dont six étrangers, seraient otages du groupe Etat islamique ou d'autres groupes extrémistes.
Mardi soir la Fédération des associations de journalistes espagnols (FAPE) avait annoncé la disparition d'Antonio Pampliega, né en 1982, Jose Manuel Lopez, né en 1971 et Angel Sastre, 35 ans. Ils travaillaient récemment pour des médias espagnols, notamment...

