Le chef du Rassemblement démocratique, le député Walid Joumblatt, a qualifié hier de « pour le moins étrange, la situation de je-m'en-fichisme vis-à-vis des affaires économiques et sociales au Liban, en dépit des souffrances qui touchent toutes les composantes de la société sans distinction, en fonction des divisions politiques ».
« Étranges sont le chômage, la corruption, la décrépitude administrative, les coupures de courant électrique et la régression des services publics... Certains de ces problèmes datent, mais il est possible de leur trouver une solution s'il existe une volonté politique pour cela », a indiqué M. Joumblatt dans sa déclaration hebdomadaire à l'organe du Parti socialiste progressiste (PSP) al-Anba'.
« Il semble que l'absence d'attention accordée à ces problèmes conduise certains à faire l'impasse sur le fait que la dette publique s'accroît sans arrêt et constitue désormais un grave danger pour l'infrastructure sociale et financière du Liban et pour le Trésor en général », a poursuivi Walid Joumblatt.
« Selon un rapport récent du Forum économique mondial, le Liban occupe la cinquième place après le Japon, la Grèce, l'Italie et la Jamaïque, au niveau des pays dont le ratio dette publique/PIB est le plus élevé. Le pourcentage a atteint les 131 % au Liban, 133 % en Italie, et 172 % en Grèce, qui traverse aujourd'hui la crise économique la plus grave de son histoire, et peut-être de l'histoire de l'Europe », a-t-il noté.
« Si le géant économique japonais possède des ressources extraordinaires lui permettant de relancer son économie, et que l'Italie et la Grèce profitent du soutien de l'Europe, le Liban ne pourra pas faire face à ces défis économiques et financiers s'il ne prend pas les choses en main en se livrant à des réformes radicales et rapides pour éradiquer les sources principales du gaspillage, à commencer par le secteur de l'électricité », a ajouté le chef du PSP.
Selon lui, le Liban doit aussi « libérer la loi sur les biens publics, profiter du portefeuille immobilier de l'État et contrôler le gaspillage aux douanes ainsi que dans les différents ministères, administrations publiques, conseils et caisses, à travers des mesures sérieuses, efficaces et sévères ».
« Si l'entente sur les grands conflits stratégiques est impossible, du fait des circonstances locales et régionales, le fait de prendre certaines mesures réformatrices est possible à travers une approche scientifique et technique des dossiers économiques, et non politique », a-t-il conclu.


QU'EN EST-IL DES GISEMENTS MARINS D'HYDROCARBURES DONT ISRAËL ET CHYPRE EN PROFITENT DÉJÀ ? L'ATOLL EST DEVENU LE SYNONYME DE L'ANARCHIE À L'ÉCHELLE ATOLLIENNE... D'ABRUTIS... ON EN A À LE PELLE... ET LEUR ABRUTISSEMENT A ATTEINT DES NIVEAUX IMPARDONNABLES ! À QUAND LE BON DÉBARRAS ?
11 h 28, le 21 juillet 2015