À l'issue d'une réunion du Parti démocrate qu'il préside, le député Talal Arslane a affirmé que le pays a touché le fonds « en matière de décadence, et cela transparaît dans le divorce prononcé entre le principe de constitutionnalité et celui de la légitimité ». Pour le député druze, il existe au Liban « un semblant d'État qui ne respecte pas la Constitution, ni les institutions ni les lois. Le Liban est un semblant d'État qui ne respecte pas la religion mais qui se conforme uniquement à une certaine logique confessionnelle. Un semblant d'État qui ne distribue que les injustices, la pauvreté et la misère, qui détruit de manière organisée l'agriculture, l'industrie et la culture, et même le secteur des services ». Il a affirmé que l'État continue de dilapider les « ressources naturelles, et en premier lieu l'eau, puisqu'il n'y a aucune justification logique qui puisse expliquer la pénurie d'eau actuelle ».
Se prononçant par ailleurs sur l'actuelle crise constitutionnelle, le chef du Parti démocrate a rappelé qu'il avait soumis « il y a six ans une proposition tendant à mettre en place une assemblée constituante. Si cette assemblée avait eu lieu avant que la région ne sombre dans l'état actuel de destruction et si les politiques avaient agi avec un minimum de responsabilité (...) nous aurions pu immuniser le Liban et prendre les devants avant l'arrivée du cyclone ». Et d'ajouter : « Il n'y a pas d'échappatoire quant à la tenue de cette assemblée parce que l'élément majeur qui reste aujourd'hui le grand absent du débat politique représente la dimension libanaise du conflit actuel. »
Liban
Arslane : Il n’y a pas d’échappatoire à la tenue d’une constituante
OLJ / le 20 juillet 2015 à 00h00


Washington condamne « l'attaque scandaleuse » imputée à l'Iran ayant visé l'aéroport à Koweït
DE QUEL ETATS "DES DEUX " PARLE-T-IL ???
18 h 52, le 20 juillet 2015