L’ancien président, Michel Sleiman, et l’ambassadeur des États-Unis, David Hale. Photo Ani
L'ancien président de la République Michel Sleiman s'est prononcé hier contre l'adoption d'une nouvelle loi électorale et la tenue de législatives à l'ombre de la vacance présidentielle.
« Il n'est pas permis de mettre au point une loi électorale et, du coup, d'organiser des législatives alors que la présidence de la République est vacante », a déclaré M. Sleiman, à l'issue d'un entretien avec le ministre du Travail, Sejaan Azzi (Kataëb), venu lui rendre visite. « Ce vide à la présidence porte sérieusement atteinte à l'équilibre des pouvoirs tel que formulé dans le préambule de la Constitution, à moins que l'objectif qui se cache derrière ne soit de paver la voie à une constituante », a-t-il estimé.
« L'élection d'un président doit être la clé d'une solution. C'est alors seulement et dans le cas où une nouvelle loi électorale était adoptée que la reconstitution des institutions serait possible », a souligné M. Sleiman.
« Où réside l'avantage de légaliser le vide en le normalisant ? » a demandé l'ancien président, rappelant qu'il a été « le premier à s'opposer devant le Conseil constitutionnel à la prorogation du mandat du Parlement ».
« Celui qui ne reconnaît pas la légitimité du Parlement n'a qu'à démissionner ou faciliter l'élection d'un président de la République », a-t-il dit, dans une claire allusion au chef du Courant patriotique libre, Michel Aoun. Ce dernier remet en question la légitimité de la législature prorogée, mais refuse dans le même temps d'envisager la démission des députés du bloc qu'il préside.
Sur un autre plan, recevant l'ambassadeur des États-Unis, David Hale, l'ancien chef d'État a souhaité que l'accord international sur le nucléaire iranien se répercute positivement au Liban et que ce dernier soit mis à l'abri des répercussions négatives des guerres dans le monde arabe. M. Sleiman a également évoqué les développements sur le plan local avec les anciens ministres Nazem Khoury, Khaled Kabbani et Salim Wardy.


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