Le Premier ministre roumain Victor Ponta s'est accroché au pouvoir malgré sa mise en examen, hier, pour corruption et la multiplication des voix critiques dans son propre camp, alors que l'opposition de centre droit ne cesse de réclamer sa démission.
Le parquet anticorruption (DNA) a annoncé disposer de « données » et de « preuves » justifiant la mise en examen de M. Ponta, le plus haut responsable politique en poste à tomber dans ses filets. Les procureurs l'accusent de faux, de blanchiment et de complicité d'évasion fiscale du temps où il était avocat. Afin de compenser, le cas échéant, le préjudice subi par l'État dans cette affaire, le DNA a mis sous séquestre une partie de ses biens. M. Ponta est également accusé de conflit d'intérêts dans l'exercice de ses fonctions de Premier ministre, mais le Parlement dominé par la gauche a refusé de lever son immunité pour permettre la poursuite de l'enquête sur ce volet.
M. Ponta, qui clame son innocence, a à plusieurs reprises assuré qu'il démontrerait que les accusations le concernant ne sont pas fondées dès qu'il serait convoqué au DNA. Mais hier, il a refusé de répondre aux questions des procureurs, affirmant attendre les conclusions, en août, d'une expertise financière comptable requise par la justice. Il a jusqu'ici rejeté les appels à la démission lancés par le chef de l'État, Klaus Iohannis.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Roumanie
Mis en examen pour corruption, Victor Ponta s’accroche au pouvoir
OLJ / le 14 juillet 2015 à 00h32

