Un membre des forces de sécurité égyptiennes à côté d’un bus endommagé par un attentat qui a coûté la vie à 20 policiers dans le Sinaï. STR/AFP
Vingt policiers égyptiens ont été blessés hier dans l'explosion d'une bombe visant leur véhicule dans le nord de la péninsule du Sinaï, théâtre d'attentats jihadistes meurtriers visant les forces de sécurité, a indiqué jeudi le ministère de la Santé.
L'attentat s'est produit aux abords de la ville d'al-Arich, chef-lieu du Nord-Sinaï, selon des responsables de la police et des urgences, qui ont précisé que la bombe avait été déclenchée à distance au passage d'un bus transportant les policiers partant en vacances. « Vingt policiers et un civil ont été blessés dans l'explosion », a indiqué le porte-parole du ministère de la Santé Hossam Abdel Ghaffar, soulignant que trois des blessés sont dans un état critique. Dans une attaque séparée, un capitaine de police a été tué par balle, tôt hier matin, près de son domicile par des assaillants à bord d'une moto dans la ville de Beni Soueif, à une centaine de km au sud du Caire, selon un responsable de la sécurité.
Selon les autorités, des centaines de policiers et de soldats ont été tués dans les attaques jihadistes, essentiellement dans le Nord-Sinaï. Certains attentats ont également visé policiers et soldats au Caire et dans le Delta du Nil.
Le Nord-Sinaï, dans l'est de l'Égypte, est le bastion du groupe jihadiste Ansar Beit al-Maqdess qui s'est rebaptisé « Province du Sinaï » pour marquer son allégeance au « califat » autoproclamé par le groupe État islamique (EI) sur une partie de l'Irak et de la Syrie. Le 1er juillet, des combattants du groupe ont lancé des attaques sans précédent contre l'armée, faisant des dizaines de morts. L'armée a fait état de 21 soldats tués et d'une centaine de jihadistes abattus lors de ces violences, mais les médias avaient publié des bilans bien plus lourds, citant des responsables de la sécurité.

