Mercredi dernier, dans un hôpital d’Alep, un secouriste tentant de sauver un blessé. Zein al-Rifaï/AFP
Les troupes du régime syrien appuyées par l'aviation ont avancé hier à quelques kilomètres de Palmyre, livrant combat aux jihadistes de l'organisation État islamique (EI) à l'extérieur de cette cité antique du centre du pays en guerre, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Les soldats syriens sont désormais à cinq kilomètres à l'ouest de la ville et des combats violents les opposent aux jihadistes, a précisé l'OSDH. « Les forces du régime peuvent entrer dans la ville à tout moment, elles ne sont pas loin. Le désert sépare leurs positions de la cité », a ajouté le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane. L'aviation bombarde la ville de manière intense et les habitants prennent la fuite, a-t-il ajouté, sans être en mesure de donner dans l'immédiat un bilan de victimes. À Damas, une source de sécurité a confirmé la progression de l'armée à quelques kilomètres de Palmyre et la poursuite des combats. « Hier (mercredi), l'armée a pu avancer de manière significative en direction de la ville », a-t-il dit.
Bombardements à Alep
Parallèlement, au moins 19 civils, dont cinq enfants et une femme enceinte, ont été tués mercredi soir dans des bombardements entre le régime syrien et les rebelles dans la métropole d'Alep, rapporte l'OSDH.
« Au moins 15 civils, dont quatre enfants et une femme enceinte, ont été tués lorsque l'armée de l'air du régime a largué un baril d'explosifs sur leur immeuble dans la partie rebelle à Alep », a affirmé hier M. Abdel Rahmane. « Les enfants sont tous âgés de moins de 10 ans », a-t-il indiqué, précisant que l'immeuble était situé dans le quartier rebelle de Karam el-Beik, dans le nord-est de la deuxième ville de Syrie. « Le baril a explosé durant l'iftar », le repas de rupture de ramadan, souligne encore M. Abdel Rahmane. Un journaliste de l'AFP sur place a vu des hommes hurlant en transportant le corps sans vie et ensanglanté d'un garçon, avant de le couvrir d'un linceul. D'autres portaient un homme âgé, hébété, sorti des décombres.
Des secouristes tentaient désespérément de se frayer un chemin parmi les débris dans l'obscurité alors que retentissaient au loin le bruit de bombardements et les sirènes des ambulances. Des volontaires, portant un casque muni d'une lampe, essayaient également au moyen d'une pioche ou de leurs propres mains de dégager les gravats. « C'est tragique (...), il y a des gens disparus sous les décombres », a affirmé un secouriste.
Dans l'ouest de l'ex-capitale économique du pays, quatre civils dont une enfant ont été tués et 20 autres ont été blessés mercredi par des tirs de roquettes lancés par les rebelles sur le quartier Midane, tenue par les forces du régime de Bachar el-Assad.
Enfin, sept membres de la branche d'el-Qaëda en Syrie, dont des commandants, ont péri mercredi dans des frappes de la coalition antijihadiste dirigée par Washington dans le nord-ouest du pays, rapporte l'OSDH.
(Source : AFP)

