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Liban - Parlement

De Freige, chez Audi, insiste sur l’importance d’une session extraordinaire

Le ministre d’État pour la Réforme administrative a rendu visite, hier, au métropolite Élias Audi...

Le ministre d'État pour le Développement administratif, Nabil de Freige, a de nouveau mis en garde hier contre les projets que le Liban risque de perdre si jamais une session parlementaire extraordinaire n'est pas ouverte.
M. de Freige a rendu visite hier au métropolite Élias Audi, avec qui il a passé en revue une série de dossiers d'actualité, dont des questions intéressant directement la capitale. À la presse, il a indiqué avoir expliqué à Mgr Audi le rôle du Conseil des ministres en cette période. « Nous devons nous occuper spécifiquement de ce qui intéresse la population et de l'économie du pays. Le jour où toutes les institutions constitutionnelles se remettront à fonctionner, à commencer par la présidence de la République, nous aurons aidé le Libanais à traverser cette période difficile », a-t-il dit.
Revenant sur les raisons pour lesquelles il avait été le seul ministre chrétien à signer, jeudi dernier durant la réunion du gouvernement, le décret d'ouverture d'une session extraordinaire de la Chambre, M. de Freige a réaffirmé que le Liban risque de perdre des projets pour des milliards de dollars, s'ils ne sont pas votés ce mois. « Il est impératif, en tant que députés, qu'on se réunisse pour les approuver. La Banque mondiale nous a envoyé plusieurs avertissements selon lesquels non seulement nous risquons de perdre les accords de prêts bonifiés, envoyés depuis longtemps au Parlement, mais nous n'en aurons pas d'autres », a-t-il déclaré, en expliquant que ce sont les questions financières et économiques qui, seules, doivent motiver l'ouverture d'une session extraordinaire de la Chambre.
« Ce serait criminel de ne pas voter les lois qui peuvent apporter deux milliards et 200 millions de dollars au Liban pour le financement de projets de développement. Le conseil d'administration de la Banque mondiale a tenu il y a deux semaines sa réunion annuelle, avec à l'ordre du jour, entre autres, des dossiers présentés par le Liban pour le financement de certains projets. Sa réponse a cependant été : pourquoi devrons-nous financer de nouveaux projets si les anciens restent bloqués », a rapporté le ministre qui a insisté sur ce point : « J'aimerais rappeler que si un règlement est trouvé pour la région, les regards seront tous tournés vers les pays ayant été secoués par des événements sanglants. La Syrie, à elle seule, a besoin de 500 milliards de dollars. De combien de milliards le Yémen, la Tunisie, l'Égypte et l'Irak auront besoin ? La Banque mondiale les jugera prioritaires au détriment du Liban. »
Interrogé au sujet du sondage d'opinion auquel le chef du Courant patriotique libre, (CPL), Michel Aoun, a appelé, le ministre a répondu en estimant qu'il « peut comprendre les dirigeants qui souhaitent le réaliser pour voir le poids de chacun, mais permettra-t-il d'élire un président de la République ? » Sceptique, il a poursuivi : « Nous avons entendu des candidats et des chefs de blocs parlementaires assurer que même si le sondage serait en faveur de telle ou de telle autre personne, ils ne voteront que pour leur favori. Qu'aurons-nous alors fait ? » s'est-il interrogé.
M. de Freige a également rendu visite au directeur général des Forces de sécurité intérieure, le général Ibrahim Basbous, avant de recevoir en son bureau le nouvel ambassadeur d'Italie, Massimo Marotti. L'entretien a porté sur les moyens de consolider les relations libano-italiennes.

Le ministre d'État pour le Développement administratif, Nabil de Freige, a de nouveau mis en garde hier contre les projets que le Liban risque de perdre si jamais une session parlementaire extraordinaire n'est pas ouverte.M. de Freige a rendu visite hier au métropolite Élias Audi, avec qui il a passé en revue une série de dossiers d'actualité, dont des questions intéressant directement la capitale. À la presse, il a indiqué avoir expliqué à Mgr Audi le rôle du Conseil des ministres en cette période. « Nous devons nous occuper spécifiquement de ce qui intéresse la population et de l'économie du pays. Le jour où toutes les institutions constitutionnelles se remettront à fonctionner, à commencer par la présidence de la République, nous aurons aidé le Libanais à traverser cette période difficile », a-t-il...
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