Le mufti de Tripoli et du Liban-Nord, cheikh Malek Chaar, a affirmé que les problèmes que traverse Tripoli « ne sont pas dus à l'extrémisme et ne sont pas à caractère confessionnel ». Ils résultent d'un problème à « caractère économique » dont ont profité « certains partis pour attirer un grand nombre de jeunes et créer des dissensions ».
« On essaie maintenant de susciter des dissensions intersunnites », a ajouté cheikh Chaar, qui avait reçu le directeur exécutif des régions de l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient au Service européen d'action extérieure, Hugues Mingarelli. « Il est nécessaire d'appliquer la stratégie de développement, comme il faudrait enrôler non moins de 2 000 à 3 000 jeunes dans l'armée, les Forces de sécurité intérieure, la Sûreté générale et les douanes pour faire baisser le chômage », a-t-il poursuivi.
De son côté, M. Mingarelli a exprimé son inquiétude concernant « les conflits à Tripoli qui prennent un aspect confessionnel » et « l'extrémisme des jeunes ».
« Nous voudrions aider à faire face à ces circonstances et à cet extrémisme », a-t-il affirmé, soulignant que les projets de développement engloberont également Tripoli.
Mercredi soir, M. Mingarelli avait été reçu par le chef de la Rencontre démocratique, Walid Joumblatt.
Liban
Malek Chaar : Le problème de Tripoli est économique
OLJ / le 26 juin 2015 à 00h00

