C'est à Aley que l'on peut prendre le pouls de la saison d'estivage au Liban – même si certains contestent à cette localité jusqu'à la qualité de centre de villégiature, faisant valoir qu'elle est presque aussi bruyante et aussi chaude que Beyrouth.
Disons tout de suite que cette saison se présente fort bien, non seulement à Aley, mais aussi dans la quasi-totalité des centres du Chouf, du Metn, du Kesrouan et du Liban-Nord – Bhamdoun semblant le plus affectée par l'absence des estivants irakiens.
Aucune évaluation précise ne peut encore être avancée, mais on attend des chiffres record et il n'est pas exclu que le plafond de 50 000 villégiateurs soit crevé.
Mais la saison sera, cette année, plus tardive que d'habitude, et pour cause :
- Les estivants koweïtiens (...) ont dû attendre (...) que soit célébré (par 72 degrés au soleil) le premier anniversaire de l'indépendance de leur pays (...)
- Les Saoudiens (...) ont été retardés par le froid qui a caractérisé les relations entre Beyrouth et Riyad il y a quelques semaines. (...).
- Les Égyptiens : le gouvernement du Caire a promis d'être, cette année, plus libéral que par le passé dans l'octroi des visas. (...).
- Les émirs de Qatar sont déjà installés dans leurs villas à Aley. (...).
- Quant aux touristes non arabes, ils sont de plus en plus nombreux au Liban (...).
- Enfin, les Bérets bleus de l'Onu sont à Broummana depuis le 14 mai. Ils y restent jusqu'au 15 octobre, au rythme de 225 par semaine, soit en tout 34 650 soldats/jour. (...).

