Le chef du Parti socialiste progressiste, le député Walid Joumblatt, a dénoncé hier le fait que la loi sur les biens-fonds maritimes, qui définit les plages comme des propriétés publiques, n'ait pas encore été votée.
M. Joumblatt évoquait, sur Twitter, le sujet de la plage de Ramlet el-Baïda dont l'accès au public avait été fermé en vertu d'une décision de justice prise par la juge des référés, Zalfa Hassan, qui était par la suite revenue sur sa décision. Se félicitant de « la mobilisation des Beyrouthins » pour obtenir la restitution de la plage de Ramlet el-Baïda, M. Joumblatt s'est demandé sur ce plan : « Mais à quel prix ? » Il a de suite indiqué la réponse, affirmant que « selon certaines informations, la municipalité de Beyrouth compte acheter le bien-fonds à près de 130 millions de dollars, alors qu'il avait été vendu à seulement 30 millions, soit moins du quart du prix proposé aujourd'hui ».
Se demandant si derrière cette affaire « il y aurait des courtiers bénéficiaires, comme le véhiculent certaines rumeurs », M. Joumblatt a affirmé que « le plus étrange est que, si la transaction a lieu, l'État se trouvera dans la position d'acheteur de son propre bien puisque les plages sont des propriétés publiques et non privées ». Le chef du Rassemblement démocratique a attribué cette absurdité au fait que « les requins, avaleurs d'argent et squatteurs de propriétés publiques maritimes sont plus puissants que l'État », indiquant que le député Ghazi Aridi en avait dressé une liste précise.
Sur un tout autre plan, notons que M. Joumblatt a reçu hier un message du chef de la diplomatie américaine, John Kerry, en réponse aux vœux que le député lui avait adressés à la suite de sa chute de vélo en France.


ATTAQUE DE REQUINS SUR LA PLAGE DE RAMLET EL-BAIDA SAVE 961: www.facebook.com/save961 Nous avions l’habitude d’entendre parler des attaques de requins sur l’ile de la Réunion, dans l’océan indien. Nouveauté : les requins menacent maintenant de s’attaquer aux baigneurs de la plage de Ramlet el-Baïda. Mais ces derniers ont un nom, un visage, une tête ! Pourquoi ne pas dénoncer ces squales d’un genre nouveau, M. Joumblatt, avant qu’ils ne mettent à sac les biens de l’Etat ? Pourquoi ne pas menacer de démissionner avec votre groupe parlementaire pour tenter d’arrêter cet effrayant pillage des biens publics? L’impuissance de l’Etat, dont vous parlez, ne vient nullement, à notre avis, de la force des prédateurs mais plutôt de l’inconscience, l’insouciance, la vénalité et par conséquent la faiblesse coupable de nombres de nos (ir)responsables politiques !!! Prenez donc vos responsabilités, M. Joumblatt ! NOUS VOULONS ETRE GOUVERNES AUTREMENT !
11 h 13, le 25 juin 2015