De gauche à droite : Georges Abou Zeid, Marie-Claude Hélou Saadé et Nicole Daccache, au cours de la conférence au Club de la presse.
C'est avec détermination et enthousiasme que Marie-Claude Hélou Saadé, présidente de l'Association libanaise pour le développement local (ALDL), a défendu les couleurs du changement au Liban. « Nous voulons être gouvernés autrement », a-t-elle asséné lors d'une conférence de presse destinée à lancer Save 961, un projet de l'ALDL, ainsi que sa campagne de sensibilisation au changement.
Après lecture du manifeste du mouvement – un pamphlet dénonçant la mauvaise gouvernance au Liban –, la fondatrice de Save 961 a lancé un vibrant appel à l'action : « Il ne suffit pas de se plaindre, il faut œuvrer pour le changement. Il est grand temps de nous mobiliser. Réveillons-vous ;
sortons de notre coma congénital ! Oublions les futilités qui nous occupent !
Arrêtons nos courbettes à des individus dont certains sont passibles de poursuites judiciaires dans tout État qui se respecte. Si nous ne pensons pas à nous, pensons au moins à nos enfants et leur avenir. Dans quelle arène les jetons-nous ?
Dans quel enfer allons-nous les faire vivre à cause de notre passivité coupable ?
Dépassons notre ego car le temps n'est plus aux fanfaronnades ridicules ! La patrie est en danger de mort, en proie à toutes les convoitises sordides. »
S'appuyant sur le proverbe arabe selon lequel « qui veut agir trouve un moyen, qui ne veut rien faire, trouve une excuse », la fondatrice du mouvement a présenté les trois étapes du changement : pouvoir et vouloir le changement, comment changer et quoi changer.
Elle devait souligner que le plus dur restait, incontestablement, dans la volonté de changer, les Libanais étant en majorité persuadés que le changement dans leur pays est du domaine de l'utopie et que jamais rien ne sera réformé.
Le changement étant avant tout « un acte de foi, un credo », la campagne de sensibilisation au changement s'est donné pour but de transformer la minorité qui croit fermement au changement, et qui est aujourd'hui marginalisée, en une majorité active, productive et déterminée. Des foyers pour le changement et le refus catégorique de la mauvaise gouvernance ont d'ailleurs commencé à se former dans des cercles divers, chez les jeunes tout particulièrement, et la contagion patriotique est promise à se développer de manière exponentielle, a fait valoir Marie-Claude Hélou Saadé.
Précisant enfin que ce mouvement n'est dirigé ni contre des personnes ni contre des partis politiques, mais indiscutablement contre un style défectueux de gouvernance dont il faut se débarrasser au plus vite, la fondatrice de Save 961 devait insister sur le fait que les partis politiques, du moins les plus sérieux d'entre eux, seraient même susceptibles de devenir des alliés dans cette opération de sauvetage, car le changement en direction d'une bonne gouvernance ne relève pas de la seule responsabilité d'un groupe, aussi large et motivé soit-il, mais suppose l'implication de la nation entière. Il n'y a pas de développement durable sans bonne gouvernance, de l'avis des institutions financières internationales, devait-elle rappeler.
Pour conclure, la fondatrice de Save 961 devait souligner l'urgence vitale d'amorcer le processus de changement citant Winston Churchill : « Mieux vaut prendre le changement par la main avant qu'il ne nous prenne par la gorge. »
L'appel au changement s'adresse aux Libanais du Liban ainsi qu'à ceux de la diaspora.
Pour lire le manifeste de Save 961 et se joindre à la campagne pour le changement : www.facebook.com/save961 ; e-mail : togethersave961@gmail.com

