L'abolition par le Qatar d'ici fin 2015 du système de parrainage appelé "kafala", qui met l'employé à la merci de son employeur, pourrait être retardée après de sérieuses réserves émises par le principal Conseil consultatif de l'émirat.
Mardi, le quotidien en langue arabe Al-Sharq a rapporté que ce conseil (Majlis al-Choura) avait estimé qu'un projet de loi réformant la législation du travail ne pouvait être adopté en l'état et qu'il nécessitait un examen complémentaire. Le président de ce Conseil consultatif, Mohamed ben Moubarak Al Khoulaifi, a affirmé qu'il n'était "pas nécessaire de se presser", selon Al-Sharq.
Des responsables gouvernementaux ont confirmé mardi que des consultations supplémentaires seraient entreprises sur les propositions qui concernent des centaines de milliers de travailleurs étrangers au Qatar.
Dans ce contexte, l'échéance d'adoption avant la fin de l'année fixée par le ministre du Travail et des Affaires sociales pourrait être remise en cause. En mai, le ministre Abdallah Saleh Moubarak al-Khlifi s'était déclaré certain à "90%" que le système de la "kafala", qualifié par ses détracteurs d'esclavage des temps modernes, serait remplacé par une nouvelle législation d'ici fin 2015.
Le Qatar, qui doit organiser le Mondial-2022 de football, est régulièrement critiqué par des syndicats et des organisations de défense des droits de l'Homme par rapport aux conditions d'emploi et de travail des migrants sur les chantiers. Le système de la "kafala" met les ouvriers étrangers à la merci d'employeurs en position d'empêcher leur départ du Qatar ou de changer d'emploi.
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Qatar : l'abolition du système controversé de la "kafala" pourrait être retardée
AFP / le 23 juin 2015 à 14h26


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