Rechercher
Rechercher

Liban - La Situation

Un Conseil des ministres cette semaine ?

Paoli aurait prévenu Bou Saab que si le Liban n'accepte pas le don de 49 millions d'euros pour la construction de nouvelles écoles, le prêt serait accordé à un autre État...

Avec le retour aujourd'hui du Premier ministre Tammam Salam de Londres, où il a passé le week-end, les contacts pour une éventuelle reprise des Conseils des ministres devraient reprendre de plus belle, alors que rien ne semble indiquer a priori un dénouement prochain du conflit qui tourne autour du dossier des nominations sécuritaires. Les ministres du courant aouniste menacent toujours de bloquer toute décision du gouvernement tant que celui-ci ne s'attaque pas en priorité à un dossier qui ne l'est pas puisque le mandat du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi – au cœur même de ce conflit –, ne prend fin qu'en septembre, soit dans deux mois.
Entre-temps, d'autres dossiers, plus pressants, commandent des décisions immédiates. C'est le cas notamment de l'exportation des récoltes agricoles, qui était à l'ordre du jour de la dernière réunion du Conseil des ministres, mais que le conflit autour des nominations avait fait sauter. On cite aussi l'approbation d'un don français de 49 millions d'euros pour la construction de nouvelles écoles, le prêt de la Banque mondiale pour la construction du très contesté barrage de Bisri, ou encore une série de protocoles intéressant le secteur industriel ou la lutte contre le terrorisme.

Dans ce contexte, il serait intéressant de signaler que l'ambassadeur de France, Patrice Paoli, aurait fait savoir sans ambages au ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, que si jamais le Liban n'approuve pas le don français, il serait accordé à un autre État. Plusieurs formules sont sous étude pour permettre une reprise des réunions du gouvernement, sans que celles-ci ne soit considérées comme une provocation ou un défi par le courant aouniste. Ce qui est sûr, c'est qu'à part le Courant patriotique libre, aucune partie ne souhaite que le mois de ramadan passe sans que le Conseil des ministres ne puisse se tenir. Pas même le Hezbollah. Mais ce dernier, relève-t-on de sources proches du 8 Mars, se trouve dans l'obligation de soutenir son allié chrétien.
L'une de ces formules consiste à convoquer deux Conseils des ministres successifs. Le premier se tiendrait vers la fin de cette semaine et aurait à son ordre du jour la question des nominations, qui ne passeraient cependant pas puisque la majorité requise pour approuver une affaire aussi délicate n'est pas réunie. Le dossier sera ainsi ajourné à une autre séance à l'ordre du jour de laquelle figureront d'autres questions intéressant davantage les Libanais, comme le sort des récoltes ou celui des déchets solides, avec la date de la fermeture du dépotoir de Naamé qui approche à grands pas ou encore les salaires des fonctionnaires.

Quoi qu'il en soit, une reprise des réunions gouvernementales dépendra surtout des résultats de l'entretien que le chef du gouvernement aura dans les prochaines heures avec les deux ministres aounistes des Affaires étrangères et de l'Éducation à qui il doit exposer la liste des sujets qui, eux, ne peuvent pas attendre.
Non seulement cet entretien pourrait débloquer l'exécutif, mais il permettra dans le même temps au CPL de sortir d'une situation difficile dans laquelle il s'est placé sans pour autant donner l'impression d'avoir fait machine arrière.
Ce déblocage, s'il se produit, interviendrait à l'heure où le Liban s'apprête à accueillir une conférence ministérielle arabo-européenne. Les chefs de la diplomatie des États riverains de la Méditerranée doivent tenir une réunion le 1er juillet prochain à Beyrouth, à l'invitation de Gebran Bassil, pour discuter de la Politique européenne de voisinage.

 

Lire aussi
Les étudiants CPL et FL emboîtent le pas à Geagea et Aoun

Aoun pour un président « conciliateur non consensuel »

Raï : La non-élection d'un président est une façon de décapiter le pays

Plusieurs responsables libanais auraient sollicité des aides saoudiennes directes

Avec le retour aujourd'hui du Premier ministre Tammam Salam de Londres, où il a passé le week-end, les contacts pour une éventuelle reprise des Conseils des ministres devraient reprendre de plus belle, alors que rien ne semble indiquer a priori un dénouement prochain du conflit qui tourne autour du dossier des nominations sécuritaires. Les ministres du courant aouniste menacent toujours de bloquer toute décision du gouvernement tant que celui-ci ne s'attaque pas en priorité à un dossier qui ne l'est pas puisque le mandat du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi – au cœur même de ce conflit –, ne prend fin qu'en septembre, soit dans deux mois.Entre-temps, d'autres dossiers, plus pressants, commandent des décisions immédiates. C'est le cas notamment de l'exportation des récoltes agricoles, qui était à...
commentaires (7)

..."pour discuter de la Politique européenne de voisinage..." Heureusement que le ridicule ne tue pas TOUS CES MESSIEURS IRRESPONSABLES qui sont censés diriger ce pauvre Liban...! Ils n'arrivent déjà pas à s'entendre pour résoudre leurs propres dossiers, et continuent sans aucune vergogne de jouer leur partie de ping pong : le CPL = "je veux ceci, sinon je bloque tout !" LES AUTRES = non, nous n'acceptons pas ceci et voulons cela !" Et malgré cette honte nationale, M. G. Bassil a le culot d'organiser une réunion "pour discuter..." etc., etc. On croit rêver devant tant d'inconscience !!! Irène Saïd

Irene Said

13 h 01, le 22 juin 2015

Commenter Tous les commentaires

Commentaires (7)

  • ..."pour discuter de la Politique européenne de voisinage..." Heureusement que le ridicule ne tue pas TOUS CES MESSIEURS IRRESPONSABLES qui sont censés diriger ce pauvre Liban...! Ils n'arrivent déjà pas à s'entendre pour résoudre leurs propres dossiers, et continuent sans aucune vergogne de jouer leur partie de ping pong : le CPL = "je veux ceci, sinon je bloque tout !" LES AUTRES = non, nous n'acceptons pas ceci et voulons cela !" Et malgré cette honte nationale, M. G. Bassil a le culot d'organiser une réunion "pour discuter..." etc., etc. On croit rêver devant tant d'inconscience !!! Irène Saïd

    Irene Said

    13 h 01, le 22 juin 2015

  • Les dirigeants du CPL subissent passivement et tentent de réparer les décisions impulsives et erronées de leur chef. Il semblerait que personne ne puisse le ramener à la raison!

    Dounia Mansour Abdelnour

    11 h 41, le 22 juin 2015

  • Dommage que les 49 million d'euros d'aide scolaire française aillent vers un autre pays à cause d'une bande de boycotteurs du gouvernement qui portent allégeance à un pays de l'est oriental...Disons-le carrément. "Le Liban n'a pas beaucoup d'amis en dehors de la France." avait dit Jean-Marc de la Sablière, ambassadeur de France.

    Annie

    09 h 46, le 22 juin 2015

  • CHOU 3AYB ! UN CONSEIL DES MINISTRES POUR LE FRIC... SOUS LA MENACE DE LE PERDRE... MAIS PAS POUR DÉCIDER DE L'ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE... SOUS LA MENACE DE LA DÉSINTÉGRATION DU PAYS !!! PLUS D'HÉBÉTUDE ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    09 h 02, le 22 juin 2015

  • Paoli est en fin de mandat ,il veut apurée les dossiers en suspend ou en surplus .....de la à menacer le Liban ...c'est maladroit ,nous ne sommes pas un pays connu dans la région pour sont illettrisme....d'ailleurs en France le niveau des élèves n'est pas fameux ces temps....

    M.V.

    08 h 27, le 22 juin 2015

  • Qu'il le donne à un autre Etat, et que cet Etat prenne avec les enfants réfugiés qui sont censés y etre scoalrisés et leurs parents. C'est pour les Libanais, ces écoles????? C'EST UN COMBLE!!!!!

    Soraya Naufal

    06 h 59, le 22 juin 2015

  • Ce don ne sert a rien, la moitie ira dans les poches de nos politiciens et l'autre a former de bon soldats alignes sur le 8 ou 14... Mon verdict: la tentation du partage des 49 millions sera bien trop forte, notre marechal trouvera bien une autre excuse pour faire remonter la mayonnaise plus tard

    George Khoury

    06 h 36, le 22 juin 2015

Retour en haut