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Moyen Orient et Monde - Nucléaire

Le Parlement iranien réduit son droit de regard sur un éventuel accord

Le CSSN, instance dépendant directement du guide suprême, aura le rôle prépondérant dans ce dossier.

Le président du Parlement iranien, Ali Larijani (2nd à partir de la droite), discutant avec des parlementaires. Sina Shiri/Mehr News/AFP

Le Parlement iranien a réduit hier les risques d'un éventuel rejet par les députés d'un accord nucléaire avec les grandes puissances en reconnaissant le rôle prépondérant d'une instance directement dépendante du guide suprême. Ce vote intervient à la veille du déplacement du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, au Luxembourg où il doit rencontrer ses homologues français, britannique et allemand pour tenter d'avancer dans la rédaction d'un accord final sur le nucléaire iranien, d'ici à la date butoir du 30 juin.
Les députés iraniens ont ainsi approuvé à une large majorité un texte de loi modifié encadrant cet accord âprement négocié avec les pays du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne). Cet accord doit garantir le caractère strictement pacifique du programme nucléaire de Téhéran, en échange d'une levée complète des sanctions internationales pesant sur l'Iran. Le texte adopté par les parlementaires affirme que « les décisions du Conseil suprême de sécurité nationale (CSSN) doivent être respectées » concernant des points essentiels de l'accord. Il donne ainsi une voix prépondérante à cette instance chargée de décider des grandes questions politiques et de sécurité du pays. Présidé par le président de la République, Hassan Rohani, le CSSN dépend directement du guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei. Certains hauts responsables politiques et militaires du pays sont membres par leurs fonctions, d'autres y sont nommés par le numéro un iranien.

Pas une « vente de patates »
Le texte, qui contient trois articles, a été approuvé dans sa globalité par 199 députés sur 290, trois seulement ayant voté contre et cinq s'étant abstenus. Les députés doivent voter demain le projet de loi article par article.
Selon les auteurs du projet de loi déposé mercredi, le texte était destiné à « protéger les intérêts nationaux », mais le président du Parlement, Ali Larijani, qui dirige la faction conservatrice majoritaire dans l'hémicycle, a usé de tout son pouvoir pour réduire sa portée. Le CSSN « est sous le contrôle du guide suprême et nous ne devons pas lier les mains du guide. Nous devons obéir à toute décision prise par le guide suprême », a-t-il déclaré. « Nous voulons aider le pays et non créer de nouveaux problèmes », a-t-il affirmé à un député conservateur qui critiquait les changements introduits. « Nous ne discutons pas de la vente de patates mais d'une question importante pour le pays », a-t-il lancé, selon l'agence officielle Irna.
(Source : AFP)

Le Parlement iranien a réduit hier les risques d'un éventuel rejet par les députés d'un accord nucléaire avec les grandes puissances en reconnaissant le rôle prépondérant d'une instance directement dépendante du guide suprême. Ce vote intervient à la veille du déplacement du chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, au Luxembourg où il doit rencontrer ses homologues français, britannique et allemand pour tenter d'avancer dans la rédaction d'un accord final sur le nucléaire iranien, d'ici à la date butoir du 30 juin.Les députés iraniens ont ainsi approuvé à une large majorité un texte de loi modifié encadrant cet accord âprement négocié avec les pays du groupe 5+1 (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie et Allemagne). Cet accord doit garantir le caractère strictement pacifique du programme...
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