La photo de Mounir Haziné et la radiographie de son crâne qui ont circulé sur les réseaux sociaux.
Mounir Hazini, un enfant palestinien âgé de 5 ans, victime d'une balle perdue qui l'a touché au crâne, a succombé hier à ses blessures à l'hôpital des Makassed. Mounir jouait dans le jardin public de Horch Beyrouth il y a une semaine lorsqu'une balle perdue provenant des tirs à l'occasion des funérailles d'un combattant du Hezbollah l'a blessé grièvement. Les funérailles avaient eu lieu à Raoudet el-Chahidein, dans la banlieue sud de Beyrouth.
Après une semaine d'hospitalisation, le petit garçon, qui avait pris la fuite avec ses parents du camp palestinien de Yarmouk en Syrie pour se réfugier au camp palestinien de Chatila à Beyrouth, est mort.
Le père de Mounir a tenu le gouvernement libanais, notamment le ministère de l'Intérieur, pour responsable de la mort de son fils. « Je demande au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, de me rendre justice », a-t-il martelé. Selon le père éploré, les médecins ont refusé durant toute la durée de l'hospitalisation de son fils de lui dévoiler le contenu du rapport du médecin légiste.
Les Forces de sécurité intérieure (FSI) avaient par ailleurs annoncé, dans un communiqué publié le lendemain du drame, leur intention de poursuivre et d'arrêter les auteurs de tirs en l'air, qu'il s'agisse de tirs de joie ou au contraire pendant des funérailles, soulignant que les tirs en l'air « terrorisent les gens et causent des dégâts matériels, des blessures graves et même des décès ». « Les FSI ne manqueront pas de poursuivre et d'arrêter les auteurs de tirs qui sont des pratiques mortelles et non civilisées, et sont interdites selon les recommandations du ministre de l'Intérieur, Nouhad Machnouk », avait conclu le texte.

