Un calme précaire régnait hier, à l'heure de mettre sous presse, à Aïn el-Héloué. Dans la nuit de mercredi à jeudi ainsi que dans la journée d'hier, le camp palestinien le plus peuplé du Liban avait connu des heurts armés par intermittence.
Ces accrochages, qui ont eu pour théâtre le quartier de Tayta, ont fait, dans l'après-midi d'hier, deux morts, Mahmoud Samih et Mehdi Hassan, et onze blessés. Ces heurts ont également occasionné de lourds dégâts matériels.
Selon des sources palestiniennes, des incidents isolés mercredi soir se sont développés pour se transformer en combats au cours desquels des armes de petit et de moyen calibre, dont des grenades à main, ont été utilisées.
Le comité chargé de la sécurité du camp a tenté tout au long de la journée d'hier de calmer la situation, mais les échanges de coups de feu avaient repris et s'étaient intensifiés dans l'après-midi.
Ces mêmes sources ont fait assumer la responsabilité des incidents à « un groupuscule indiscipliné connu sous le nom d'al-Chabab al-Moslem ».
Les factions palestiniennes constituées notamment du Fateh et de groupes islamiques tels que le Hamas et Esbat el-Ansar (ce dernier étant rentré dans les rangs après avoir été responsable de nombreux heurts à Aïn el-Héloué) tentent de maintenir la stabilité dans le camp face à des groupuscules jihadistes et à des repris de justice qui contrôlent certains quartiers de Aïn el-Héloué.
Bahia Hariri, député de Saïda, a appelé hier dans un communiqué au rétablissement au plus tôt du calme dans le camp.
Liban
Deux morts et onze blessés dans des accrochages à Aïn el-Héloué
OLJ / le 19 juin 2015 à 00h00

