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Moyen Orient et Monde - Yémen

Plus de 30 morts dans des attentats antichiites à Sanaa, revendiqués par l’EI

Aucune percée n'a été enregistrée à Genève.

Mardi, à Genève, poignée de main entre un membre du gouvernement en exil, Abdel Wahab al-Humayqani, et le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon. Fabrice Coffrini/AFP

Plus de 30 personnes ont été tuées hier à Sanaa dans une série d'attentats visant les chiites et revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI). Selon des témoins et des sources de sécurité, cinq attentats qui ont fait aussi des dizaines de blessés ont été perpétrés simultanément à Sanaa, à la veille du premier jour du ramadan. Deux voitures piégées ont visé des mosquées chiites et une troisième la maison du chef du bureau politique de la rébellion houthie, Saleh al-Sammad. Deux autres engins ont explosé devant deux autres mosquées à l'heure de la prière du soir, ont-ils ajouté.

« Un exploit »
Ces attentats ont eu lieu alors que l'Onu s'employait toujours hier à Genève à persuader les représentants de la rébellion chiite de négocier avec ceux du gouvernement en exil, les deux parties affichant des positions apparemment inconciliables.
Jusqu'à présent, aucune percée n'a été enregistrée. « Le seul point positif est que les négociations se poursuivent et qu'aucune délégation n'a claqué la porte », a expliqué un diplomate occidental qui suit les pourparlers.
Faute d'accord politique, l'émissaire spécial de l'Onu, Ismaïl Ould Cheikh, cherche à négocier une trêve humanitaire de 15 jours.
Mais les positions des deux parties sont si éloignées que l'Onu ne prévoit pas dans un premier temps de les réunir, mais de mener des consultations séparées, en effectuant la navette entre les deux camps.
Elle a fixé un maximum de sept représentants et trois conseillers, pour chaque délégation. Les représentants du gouvernement s'y sont conformés, mais la délégation des rebelles, qui compte 22 membres arrivés mardi à Genève, n'avait pas encore donné sa réponse hier à l'émissaire onusien.
Les délégués rebelles ont cependant renvoyé la balle à l'émissaire de l'Onu. « Nous attendons la réponse de l'Onu à nos demandes », se sont bornés à affirmer plusieurs d'entre eux, qui tuaient le temps dans un hôtel de Genève.
« La question du nombre de délégués n'est pas un problème. Mais notre exigence principale est que l'Onu considère ces pourparlers comme des consultations entre les différentes parties politiques yéménites, et non entre deux camps », a expliqué à l'AFP Faiqa Sayed, une dirigeante du Congrès populaire général (CPG).
M. Ould Cheikh a estimé que le simple fait de réunir dans la ville suisse – mais dans deux hôtels séparés – les deux délégations rivales était déjà « un exploit ».
La délégation gouvernementale a rencontré hier matin le groupe des 16 diplomates des grandes puissances, de l'Union européenne et du Conseil de coopération du Golfe qui suivent les négociations. Elle devait tenir à 14h00 GMT une conférence de presse qui a été « reportée » à la dernière minute par « souci de ne pas nuire aux discussions ».
« Nous exigeons le retrait (des rebelles) de toutes les provinces pour conclure un cessez-le-feu ou une trêve, conformément à la résolution 2216 du Conseil de sécurité », avait répété auparavant devant les journalistes le ministre des Affaires étrangères Ryad Yassine, qui préside la délégation du gouvernement en exil.
(Source : AFP)

Plus de 30 personnes ont été tuées hier à Sanaa dans une série d'attentats visant les chiites et revendiqués par le groupe jihadiste État islamique (EI). Selon des témoins et des sources de sécurité, cinq attentats qui ont fait aussi des dizaines de blessés ont été perpétrés simultanément à Sanaa, à la veille du premier jour du ramadan. Deux voitures piégées ont visé des mosquées chiites et une troisième la maison du chef du bureau politique de la rébellion houthie, Saleh al-Sammad. Deux autres engins ont explosé devant deux autres mosquées à l'heure de la prière du soir, ont-ils ajouté.
« Un exploit »Ces attentats ont eu lieu alors que l'Onu s'employait toujours hier à Genève à persuader les représentants de la rébellion chiite de négocier avec ceux du gouvernement en exil, les deux parties...
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