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Moyen Orient et Monde - Bahreïn

Le chef de l’opposition chiite condamné à quatre ans de prison

Une manifestation en soutien au chef de l’opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane. Mohammed al-Shaikh/AFP

Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, a été condamné hier à quatre ans de prison, notamment pour incitation à la désobéissance, a annoncé une source judiciaire.
Le juge n'a pas retenu le chef d'accusation de complot contre le régime à l'encontre du cheikh Salmane, a précisé cette source. Le chef de l'opposition chiite, arrêté le 28 décembre, a rejeté cette accusation de complot, en affirmant avoir toujours appelé de manière pacifique à des réformes politiques. Le verdict a été prononcé par le haut tribunal pénal de Bahreïn, protégé par de strictes mesures de sécurité.
Le tribunal a précisé que cheikh Ali Salmane avait été condamné pour avoir « incité publiquement à la haine contre les adeptes d'une confession », en référence aux sunnites. Il a été également reconnu coupable d'avoir « incité à la désobéissance » et d'avoir porté atteinte au ministère de l'Intérieur en qualifiant ses employés de « mercenaires ». Al-Wefaq, le mouvement que dirige cheikh Salmane, a rejeté le verdict et demandé la libération de son chef. « Nous rejetons tout verdict autre que l'acquittement du cheikh Salmane », a-t-il affirmé dans un communiqué. « Nous considérons ce verdict comme nul et injuste, et l'affaire comme illogique et sans fondement. Garder cheikh Salmane en prison ne fera qu'entraver une solution et aggraver la crise politique », a encore affirmé al-Wefaq. « Le verdict prononcé contre cheikh Ali Salmane approfondit la crise politique à Bahreïn », a estimé de son côté Brian Dooley, chef du programme Human Rights Defenders de l'ONG Human Rights First, basée à Washington.
« Envoyer en prison le chef du principal groupe de l'opposition pour des manifestations pacifiques ne peut qu'encourager ceux qui cherchent un changement violent et réduit les chances d'un règlement négocié » de la crise politique, a-t-il ajouté.

Le chef de l'opposition chiite à Bahreïn, cheikh Ali Salmane, a été condamné hier à quatre ans de prison, notamment pour incitation à la désobéissance, a annoncé une source judiciaire.Le juge n'a pas retenu le chef d'accusation de complot contre le régime à l'encontre du cheikh Salmane, a précisé cette source. Le chef de l'opposition chiite, arrêté le 28 décembre, a rejeté cette accusation de complot, en affirmant avoir toujours appelé de manière pacifique à des réformes politiques. Le verdict a été prononcé par le haut tribunal pénal de Bahreïn, protégé par de strictes mesures de sécurité.Le tribunal a précisé que cheikh Ali Salmane avait été condamné pour avoir « incité publiquement à la haine contre les adeptes d'une confession », en référence aux sunnites. Il a été également reconnu...
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