La Libye a annoncé la mort du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, cerveau de la meurtrière prise d’otages d’In Amenas en Algérie en 2013. Archives AFP
La Libye a annoncé la mort du chef jihadiste Mokhtar Belmokhtar, cerveau de la meurtrière prise d'otages d'In Amenas en Algérie en 2013, dans un raid américain sur l'est de la Libye, mais les États-Unis ne l'ont pas confirmée. Le Pentagone a indiqué que Belmokhtar avait bien été la cible d'une frappe américaine, mais sans donner de détails sur son sort.
S'il était confirmé, le décès de Belmokhtar représenterait un succès dans la traque que mènent les Américains contre les chefs des groupes jihadistes, qu'ils pourchassent dans de nombreux pays notamment à l'aide de drones.
Selon le porte-parole du gouvernement libyen reconnu par la communauté internationale, « cette frappe intervient dans le cadre du soutien international que nous avons toujours réclamé pour combattre les groupes terroristes en Libye ». « La coordination avec les États-Unis va continuer dans la lutte contre les terroristes », a poursuivi Hatem al-Ouraybi, le porte-parole du gouvernement libyen.
Un responsable du gouvernement reconnu avait annoncé dimanche que le chef jihadiste avait trouvé la mort dans une « frappe de l'armée américaine » ayant visé « une ferme » à Ajdabiya, à 160 km à l'ouest de Benghazi, chef-lieu de l'Est libyen. Il y « tenait une réunion avec d'autres chefs de groupes extrémistes, dont des membres d'Ansar Asharia », un groupe libyen lié à el-Qaëda et classé terroriste par l'Onu.
Sur les réseaux sociaux, des comptes jihadistes ont fait état de sept morts dans le raid. Sur sa page Facebook, un groupe islamiste local a publié des photos de corps ainsi que les noms des personnes tuées, sans aucune référence à Belmokhtar.
Ce n'est pas la première fois que le décès du chef jihadiste algérien est annoncé. Il avait été donné pour mort par le Tchad en avril 2013, soit trois mois après l'attaque sanglante de janvier sur le complexe gazier d'In Amenas, en Algérie. Mais il revendiquait le mois suivant, en mai 2013, un double attentat-suicide qui a fait une vingtaine de morts au Niger.
(Source : AFP)

