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Moyen Orient et Monde - Syrie

Avec l’aide des druzes, Damas reprend le contrôle d’un aéroport à Soueida

Fayçal Mokdad se déclare optimiste sur la capacité du régime à riposter à l'avancée des rebelles.

Le régime syrien a repris hier le contrôle d’une base aérienne dans la province de Soueida, dans le Sud, après le retrait des rebelles. Photo d’archives AFP

Le régime syrien a repris hier le contrôle d'une base aérienne dans le Sud après le retrait des rebelles qui avaient capturé pendant quelques heures une partie des installations, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
« Les rebelles se sont retirés des zones qu'ils ont contrôlées à l'aéroport al-Thala après les intenses frappes aériennes du régime et l'arrivée de renforts des Forces de défense nationale et des comités populaires », des milices loyalistes, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Des membres de la minorité druze ont aidé l'armée syrienne et ses alliés à repousser des rebelles de cette base d'après l'ONG. Selon un chef druze de Soueida, le cheikh Abou Khaled Chaabane, de jeunes hommes originaires de la ville ont répondu à un appel aux armes lancé mardi par les dirigeants de la communauté, alarmés par l'avancée des rebelles islamistes. Leur rôle a été déterminant pour repousser l'attaque contre la base, a déclaré M. Abdel Rahmane. « S'ils ne s'étaient pas mobilisés, (les insurgés) n'auraient pas été repoussés », indique-t-il. Il faut dire qu'une partie des chefs druzes ont craint une mise en danger de l'existence de la communauté après la mort de 20 personnes tuées mercredi dans un village druze du nord-ouest de la Syrie par des combattants du Front al-Nosra, branche d'el-Qaëda en Syrie. L'émissaire spécial pour la Syrie, Staffan de Mistura, a d'ailleurs condamné hier ce massacre. « La mosaïque sociale de la Syrie doit être préservée (...) La Syrie doit rester le foyer de toutes les communautés (...) qui ont vécu sur cette terre pendant des milliers d'années », a-t-il déclaré.
Par ailleurs, un citoyen américain qui avait rejoint les rangs des forces kurdes qui combattent les jihadistes de l'État Islamique (EI) a été tué dans l'extrême nord de la Syrie, non loin de la frontière turque, a annoncé hier la principale milice kurde. Âgé de 37 ans, Keith Broomfield est mort le 3 juin lors d'une opération destinée à reprendre aux combattants de l'EI le village de Qentere, près de la ville syrienne kurde de Kobané, ont indiqué les Unités de protection du peuple (YPG) dans un communiqué cité par l'agence de presse kurde Firat News.

« Fort soutien  »
De son côté, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Mokdad s'est déclaré optimiste sur la capacité du gouvernement syrien à riposter contre l'avancée des rebelles. Les avancées des insurgés, estime Fayçal Mokdad, s'expliquent largement par l'aide que leur octroient les ennemis de la Syrie dans la région, à savoir l'Arabie saoudite, le Qatar et la Turquie, soutenus par l'Occident. Et, ajoute le diplomate, les zones situées dans l'ouest du pays, et notamment la capitale, considérées comme cruciales pour la survie du gouvernement Assad, sont sécurisées. Damas n'est plus vulnérable comme lors des deux premières années de la guerre civile, affirme-t-il. À l'époque, ajoute-t-il, « même Damas était sous une menace directe. Actuellement, Damas n'est absolument pas sous une telle menace. Homs est sûre, Hamas est sûre, et maintenant, le Qalamoun est sûr », dit-il. « Certaines avancées ont été faites, que cela nous plaise ou non », reconnaît le vice-ministre. « Mais deux choses nous rendent optimistes, ajoute-t-il. Premièrement, une augmentation de la force et du moral de l'armée arabe syrienne. La seconde est le fort soutien que nous avons reçu et que nous recevrons de nos alliés, que ce soit la République islamique d'Iran, la Fédération russe ou notre principal allié, le Hezbollah. » Il affirme aussi que la Syrie cherche à accroître sa coopération avec l'Irak pour lutter contre l'État islamique (EI), mais que l'Occident empêche ce genre de coopération.
(Sources : agences)

Le régime syrien a repris hier le contrôle d'une base aérienne dans le Sud après le retrait des rebelles qui avaient capturé pendant quelques heures une partie des installations, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).« Les rebelles se sont retirés des zones qu'ils ont contrôlées à l'aéroport al-Thala après les intenses frappes aériennes du régime et l'arrivée de renforts des Forces de défense nationale et des comités populaires », des milices loyalistes, a indiqué Rami Abdel Rahmane, directeur de l'OSDH. Des membres de la minorité druze ont aidé l'armée syrienne et ses alliés à repousser des rebelles de cette base d'après l'ONG. Selon un chef druze de Soueida, le cheikh Abou Khaled Chaabane, de jeunes hommes originaires de la ville ont répondu à un appel aux armes lancé mardi par les...
commentaires (2)

C'est si mal écrit... Bon, on va dire dire que ce n'est pas fait exprès, hein! Mais les Druzes font partie de Damas, Damas qui représente le peuple Syrien en lutte contre les criminels, les envahisseurs et leurs souteneurs direct et indirect.

Ali Farhat

20 h 42, le 13 juin 2015

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Commentaires (2)

  • C'est si mal écrit... Bon, on va dire dire que ce n'est pas fait exprès, hein! Mais les Druzes font partie de Damas, Damas qui représente le peuple Syrien en lutte contre les criminels, les envahisseurs et leurs souteneurs direct et indirect.

    Ali Farhat

    20 h 42, le 13 juin 2015

  • "Damas n'est absolument pas sous une telle menace. Homs est sûre, Hamas est sûre, et maintenant, le Qalamoun est sûr ". Et les deux tiers restant du territoire syrien? Silence radio.

    Dounia Mansour Abdelnour

    17 h 13, le 13 juin 2015

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