Le ministre de l'Information, Ramzi Jreige, a jugé hier « inacceptables » les propos tenus lundi par le secrétaire général adjoint du Hezbollah, le cheikh Naïm Kassem, à propos de la présidence.
« La vacance présidentielle va probablement durer, et le cheikh Naïm Kassem nous a annoncé il y a quelques jours que le vide se prolongerait encore longtemps si le général Michel Aoun n'était pas élu président. Ce sont des propos inacceptables, et les députés qui bloquent les séances consacrées à l'élection d'un président sont les seuls responsables », a déclaré M. Jreige à Télé-Liban.
Le gouvernement ne peut être en mesure de bien fonctionner en l'absence d'un président « qui protège la Constitution », a-t-il ajouté, soulignant que les travaux du Conseil des ministres « sont bloqués parce qu'une partie (le Courant patriotique libre) impose la discussion du dossier des nominations sécuritaires avant tout autre dossier, ce qui est contraire à la Constitution ».
« Le dossier des nominations est essentiel, mais la nomination d'un chef de l'armée aura lieu en septembre, et le ministre de la Défense suggérera le nom de la personne appropriée pour ce poste et nous en discuterons alors », a-t-il affirmé, soulignant l'importance d'élire un président de la République avant septembre prochain, « pour qu'il ait son mot à dire concernant cette désignation ».
M. Jreige a enfin affirmé que « Ersal et la protection des frontières relèvent de la responsabilité de l'armée ». « Si la troupe a besoin de soutien, tous les Libanais seront prêts à défendre le Liban, y compris le Hezbollah », a-t-il poursuivi, rejetant l'éventualité d'une démission du cabinet.
Liban
Jreige juge les propos de Naïm Kassem « inacceptables »
OLJ / le 12 juin 2015 à 01h37

