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Sport - Copa America 2015

L’Argentine de Messi pour se consoler, le Brésil de Neymar pour rebondir

Le coup d'envoi d'une 44e édition cinq étoiles sera donné aujourd'hui au Chili.

Superstars du football mondial, l'Argentin Lionel Messi et le Brésilien Neymar ont chacun pour mission de conduire leur sélection vers le titre dans la Copa America (11 juin-4 juillet), dont le coup d'envoi d'une édition cinq étoiles est donné aujourd'hui au Chili.
Présentée comme la favorite de la compétition quasi centenaire (créée en 1916), l'Argentine, finaliste malheureuse de la Coupe du monde l'été dernier au Brésil, s'avance sur le sol de son voisin chilien avec une impressionnante armada offensive, emmenée par son capitaine Leo Messi : dans ses rangs, Sergio Agüero, meilleur buteur du championnat d'Angleterre (26 buts), le Napolitain Gonzalo Higuain et le Turinois Carlos Tevez. « Si cette génération ne gagne rien, nous allons nous en vouloir toute notre vie », reconnaît Agüero. Mais si les joueurs de Gerardo Martino, arrivé en août dernier aux commandes de l'Albiceleste, veulent mettre fin à 22 ans de disette – l'Argentine a remporté sa dernière Copa America en 1993 – et se consoler de la déception du Mondial brésilien, ils devront mater une féroce concurrence.
Car la 44e édition du tournoi offre une pluie de stars : outre Messi et Neymar, le Colombien James Rodriguez, le Chilien Alexis Sanchez ou encore l'Uruguayen Edinson Cavani... Et sept équipes mondialistes engagées – Argentine, Brésil, Colombie, Uruguay, Chili, Mexique et Équateur – sont la promesse d'une compétition exceptionnellement relevée et la garantie de chocs dès le premier tour. Au menu ainsi, Argentine-Uruguay le 16 juin et Brésil-Colombie le lendemain. Fraîchement débarqué d'Europe, auréolé d'un triomphe en Ligue des champions avec le FC Barcelone, Messi estime qu'il s'agit « d'une des Copas America les plus homogènes ». Mais il prévient : ses coéquipiers et lui arrivent « en meilleure forme » que l'été dernier.

Premier test pour Dunga
Humilié (7-1) par l'Allemagne en demi-finales de son Mondial, le Brésil doit, lui, impérativement rebondir. Depuis qu'il a pris ses fonctions il y a moins d'un an, Dunga a construit une nouvelle équipe, fait de Neymar (23 ans) son capitaine et réalisé un sans-faute en matches amicaux (9 succès). Au Chili, le sélectionneur passe son premier test grandeur nature, avec une ambition à l'esprit : offrir à la Seleçao une nouvelle Copa America, huit ans après la dernière, conquise lors de son premier passage sur le banc brésilien.
Messi et Neymar réunis, le grand absent du tournoi est le troisième membre du trident magique du Barça, Luis Suarez. L'Uruguayen, sanctionné par la Fifa pour avoir mordu une épaule de l'Italien Giorgio Chiellini lors du Mondial 2014, n'a pas fini de purger sa suspension (9 matches en sélection). Même sans son « Pistolero », la Celeste, tenante du titre, reste compétitive. Entré dans une nouvelle ère, sans ses deux Diego, Forlan et Lugano, l'Uruguay mise sur son « Matador », le Parisien Edinson Cavani, actuellement en grande forme (18 buts en championnat de France cette saison), pour tenter de décrocher la 16e Copa America de son histoire.

Le Chili en rêve
Il faudra aussi compter sur la Colombie, surprenante quart-de-finaliste au Brésil, et son joueur vedette James Rodriguez (23 ans), révélation et meilleur buteur (6 buts) de la compétition l'été dernier. Un parcours qui autorise les hommes du sélectionneur argentin José Pekerman à rêver en grand. « J'ai beaucoup d'espoir et j'ai de bonnes sensations », confie ainsi le joueur du Real Madrid.
À domicile, le Chili espère, lui, profiter de sa génération dorée, dans le sillage de Sanchez, Arturo Vidal et du gardien Claudio Bravo, pour s'adjuger enfin sa première Copa America. La Roja, déjà quatre fois finaliste (1955, 1956, 1979 et 1987), pourrait ainsi quitter le club des équipes sud-américaines ne l'ayant jamais remportée, où elle figure encore aux côtés de l'Équateur et du Venezuela. « Je crois que le groupe va gagner. C'est le moment d'accomplir de grandes choses », veut croire Sanchez.
Les Chiliens, qui avaient fait trembler le Brésil jusqu'aux tirs au but en 8es de finale de la Coupe du monde, défient aujourd'hui l'Équateur en match d'ouverture au Stade national de Santiago.

(Source : AFP)

Le règlement pour départager les équipes en cas d'égalité

- Les deux premiers de chacun des trois groupes sont qualifiés pour les quarts de finale, ainsi que les deux meilleurs troisièmes.
- En cas d'égalité à la fin du premier tour, les critères suivants sont successivement appliqués :
. la différence de buts générale
. la meilleure attaque
. la confrontation directe
. en dernier recours, un tirage au sort départagera les équipes à égalité. Sauf dans le cas de figure suivant : si deux équipes sont à égalité une fois tous les critères appliqués à l'issue du dernier match de poules les opposant, une séance de tirs au but est organisée pour les départager.
- En quarts, demi-finales et match pour la troisième place, en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire, les équipes sont départagées par une séance de tirs au but.
- En finale, en cas d'égalité à la fin du temps réglementaire, les deux équipes disputent une prolongation de 30 minutes (deux périodes de 15 minutes) puis éventuellement une séance de tirs au but si l'égalité persiste.

Superstars du football mondial, l'Argentin Lionel Messi et le Brésilien Neymar ont chacun pour mission de conduire leur sélection vers le titre dans la Copa America (11 juin-4 juillet), dont le coup d'envoi d'une édition cinq étoiles est donné aujourd'hui au Chili.Présentée comme la favorite de la compétition quasi centenaire (créée en 1916), l'Argentine, finaliste malheureuse de la Coupe du monde l'été dernier au Brésil, s'avance sur le sol de son voisin chilien avec une impressionnante armada offensive, emmenée par son capitaine Leo Messi : dans ses rangs, Sergio Agüero, meilleur buteur du championnat d'Angleterre (26 buts), le Napolitain Gonzalo Higuain et le Turinois Carlos Tevez. « Si cette génération ne gagne rien, nous allons nous en vouloir toute notre vie », reconnaît Agüero. Mais si les joueurs de...
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