Moshe Yaalon, le ministre israélien de la Défense, a déclaré hier ne pas croire à la conclusion d'un accord de paix stable avec les Palestiniens de son vivant. Il s'agit d'un des constats d'échec les plus francs jamais prononcés par un haut responsable du gouvernement israélien depuis l'insuccès, il y a un an, d'une énième tentative de relancer les pourparlers de paix entre les deux camps.
Moshe Yaalon, qui est très proche du Premier ministre Benjamin Netanyahu, accuse les Palestiniens d'avoir « claqué la porte » aux efforts visant à maintenir un dialogue et d'avoir rejeté pendant quinze ans au moins des accords sur le principe de territoires en échange de la paix. « Quant à la possibilité d'arriver à un accord (...) il y a quelqu'un qui dit qu'il ne le verra pas durant son mandat », a dit le ministre israélien de la Défense, par allusion à des commentaires du président américain Barack Obama la semaine dernière dans une interview à la télévision israélienne. « Moi, je ne vois pas d'accord stable de mon vivant et j'ai l'intention de vivre encore un peu longtemps », a poursuivi M. Yaalon.
Ses propos, prononcés lors de la conférence annuelle de Herzliya sur la politique internationale, ont été rejetés par un responsable de l'OLP, qui a rendu le gouvernement Netanyahu responsable de l'actuel blocage des pourparlers. Plus généralement, a estimé Wassel Abou Youssef, les gouvernements israéliens passés et actuels ont « fermé l'horizon politique » en réclamant de conserver de gros blocs de colonies de peuplement en territoire occupé et en rejetant le droit au retour des réfugiés palestiniens.
(Source : Reuters)

