Le président yéménite en exil, Abed Rabbo Mansour Hadi, a durci le ton hier, à quelques jours des pourparlers de paix prévus à Genève sous l'égide de l'Onu, en dénonçant le rôle « dangereux » de Téhéran et en excluant toute « réconciliation » avec les rebelles chiites houthis, qui n'ont cessé de miner son autorité.
Le président a ainsi assuré qu'il n'y aurait « pas de négociations » à Genève. « Ce sera juste une discussion sur la mise en œuvre de la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu », a-t-il précisé. Genève sera un cadre « de consultations et non de négociations », a répété en écho le Premier ministre yéménite Khaled Bahah. Il a précisé que sa délégation s'y rendrait avec un seul objectif : « Appliquer la 2216 et rétablir l'État », spolié par les houthis.
Entre-temps, des raids et des combats se poursuivent et de vives tensions demeurent à la frontière entre le Yémen et l'Arabie saoudite, qui n'arrive pas à faire plier les houthis et leurs alliés, deux mois et demi après l'entrée en action de son aviation. L'Iran, lui, dément armer les houthis.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Yémen
Hadi exclut toute réconciliation avec les houthis
OLJ / le 09 juin 2015 à 00h00

