L'Union européenne a de nouveau appelé lundi l'Arabie Saoudite à ne pas infliger de châtiments corporels au blogueur Raef Badaoui après la confirmation de sa condamnation à 10 ans de prison et à subir 1.000 coups de fouet.
"Nous réitérons notre appel aux autorités saoudiennes pour que M. Badaoui ne fasse l'objet d'aucun châtiment corporel supplémentaire", a déclaré une porte-parole du service diplomatique de l'UE, qualifiant ce type de châtiment d'"inacceptable" et "contraire à la dignité humaine". "Nous allons poursuivre tous nos efforts pour engager un dialogue avec l'Arabie Saoudite sur la nécessité de reconnaître et de respecter la liberté d'expression pour tous, y compris pour ceux qui expriment des opinions différentes",a ajouté la porte-parole citée par un communiqué.
Raef Badaoui, animateur du site internet Liberal Saudi Network et lauréat 2014 du prix Reporters sans frontières (RSF) pour la liberté de la presse, est emprisonné depuis 2012. Il a été condamné en novembre 2014 à 10 ans de prison et à 1.000 coups de fouet (cinquante par semaine pendant vingt semaines) pour "insulte à l'islam". Il a subi une première séance de flagellation le 9 janvier, mais les séances suivantes avaient été repoussées, d'abord pour des raisons de santé, puis pour des motifs non précisés.
Dimanche, son épouse, en annonçant la décision --irrévocable-- de la Cour suprême saoudienne de confirmer les peines infligées, a dit craindre que les séances de flagellation reprennent rapidement, peut-être "à partir de la semaine prochaine".
Alors que la situation de Raef Badaoui a suscité de vives protestations notamment de l'Onu, de l'UE et de nombreuses organisations de défense des droits de l'Homme, l'Arabie saoudite a rejeté toute "ingérence" et toute critique contre son système judiciaire.
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Blogueur Badaoui : l'UE interpelle Riyad
AFP / le 08 juin 2015 à 15h42


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