Une fumée noire monte d’un dépôt d’armes après une frappe de la coalition, près de Sanaa, hier. Mohammad Huwais/AFP
La coalition arabe sous commandement saoudien a intensifié ses raids hier au Yémen, visant un QG militaire aux mains des rebelles dans la capitale Sanaa en faisant au moins 45 morts. Ce malgré l'approche de pourparlers de paix le 14 juin.
Parmi les morts figurent 20 civils, victimes d'explosions collatérales.
Au moins quatre frappes aériennes ont visé le site, contrôlé par les miliciens chiites houthis et leurs alliés, des militaires restés fidèles à l'ancien président Ali Abdallah Saleh. Ces raids ont provoqué des explosions qui ont endommagé des maisons voisines et poussé des familles à fuir le quartier.
Outre le QG militaire, des avions de la coalition ont aussi bombardé dans la matinée le camp de Jumaineh, dans l'est de Sanaa, visé par sept raids, et un dépôt d'armes situé à al-Nahdain (Sud) sur une colline surplombant la capitale.
Dans le Sud, l'aviation a mené plusieurs raids contre des positions rebelles dans la banlieue de Aden, deuxième ville du pays, en soutien aux forces gouvernementales qui résistent aux tentatives des rebelles d'avancer vers certains quartiers.
Dans la province de Taëz (Sud-Ouest), les avions de la coalition ont visé des positions rebelles non loin du détroit stratégique de Bab al-Mandeb, à l'embouchure de la mer Rouge.
Des accrochages ont par ailleurs eu lieu hier à la frontière saoudo-yéménite où l'armée saoudienne a convoyé des renforts en hommes et en armements, dont des chars, a rapporté la télévision satellitaire al-Arabiya, qui a diffusé des images montrant des colonnes de véhicules militaires transportant du matériel lourd et convergeant vers le sud du royaume.
La veille, les rebelles et leurs alliés avaient tiré un missile Scud contre le sud du royaume saoudien, le premier annoncé publiquement depuis le déclenchement le 26 mars de la campagne de frappes au Yémen.
La rébellion avait accepté vendredi de participer, avec le gouvernement yéménite en exil à Riyad, à des pourparlers initiés par les Nations unies pour tenter de mettre fin à un conflit qui a fait plus de 2 000 morts selon les Nations unies. Le secrétaire général de l'Onu Ban Ki-moon a confirmé samedi que ces pourparlers auraient lieu à partir du 14 juin à Genève.
(Source : AFP)


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