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Liban

Ahmad Hariri : Un président d’abord, puis un commandant de l’armée

Le mufti Deriane, entouré de MM. Hariri et Khair, à l’intérieur de la moquée de Minieh.

Une mosquée et un complexe culturel ont été inaugurés hier à Minieh (Liban-Nord), au cours d'une cérémonie placée sous le patronage de l'ancien Premier ministre Saad Hariri et en présence du mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, de députés du courant du Futur et de son secrétaire général Ahmad Hariri.
« Sans président de la République, pas de nomination d'un nouveau commandant de l'armée », a affirmé en substance ce dernier dans un message politique sans ambiguïté.
Prenant la parole au début de la cérémonie, le mufti a déploré la dégradation qui affecte la vie politique ces dernières années , « pour trois raisons », selon lui : « la crise et la guerre en Syrie, des politiques d'essence hégémonique aussi bien sur le plan interne que chez nos voisins, enfin les conflits d'intérêts petits et grands qui opposent nos camps politiques ». Le mufti a déploré, en outre, un islam déviant consistant à « verser le sang en abondance, à bafouer la dignité humaine, et à ruiner les civilisations, la culture et les biens » d'autrui, dans une allusion évidente aux dévastations dont se rend coupable le groupe État islamique.
De son côté, Ahmad Hariri devait saisir l'occasion pour réaffirmer les positions du courant du Futur par rapport aux nominations. « Soyons clairs, a-t-il dit. La nomination d'un nouveau commandant de l'armée passe nécessairement par l'élection d'un nouveau président de la République. Élisons d'abord, et le plus tôt le mieux, un président, ensuite nommons, à la date fixée, un nouveau commandant en chef de l'armée. »
« Mais, a-t-il ajouté, si nous échouons à élire un président, la prorogation des mandats des responsables de la sécurité et de l'armée est inéluctable. Tout autre raisonnement ne saurait que se traduire par un nouvel affaiblissement (...) de la présidence de la République et du commandement de l'armée. » Et de conclure à ce sujet : « Répétons-le. Nous n'opposons de veto à personne en ce qui concerne la présidence. C'est l'autre camp, plutôt, qui oppose des veto. Celui qui expose le Liban à un vide mortel, c'est l'homme qui place le Libanais devant l'alternative suivante : l'élire ou perpétuer la vacance présidentielle, choisir entre nommer un commandant en chef particulier de l'armée ou subir le blocage de l'exécutif ».

Une mosquée et un complexe culturel ont été inaugurés hier à Minieh (Liban-Nord), au cours d'une cérémonie placée sous le patronage de l'ancien Premier ministre Saad Hariri et en présence du mufti de la République, cheikh Abdel Latif Deriane, de députés du courant du Futur et de son secrétaire général Ahmad Hariri.« Sans président de la République, pas de nomination d'un nouveau commandant de l'armée », a affirmé en substance ce dernier dans un message politique sans ambiguïté.Prenant la parole au début de la cérémonie, le mufti a déploré la dégradation qui affecte la vie politique ces dernières années , « pour trois raisons », selon lui : « la crise et la guerre en Syrie, des politiques d'essence hégémonique aussi bien sur le plan interne que chez nos voisins, enfin les conflits d'intérêts...
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