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Sport - Football - Ligue Des Champions

Juve-Barça : après les magouilles, la magie du foot

Sur le terrain plutôt que sous la table : après le scandale Fifa, le vrai foot reprend ses droits avec une finale de Ligue des champions de haute volée entre la Juventus et le FC Barcelone qui visent chacun un triplé, ce soir à Berlin (21h45 heure de Beyrouth).

Le Stade olympique berlinois, bichonné comme il se doit pour la première finale de C1 dans la capitale allemande, est un écrin propice à l’histoire, avec les quatre médailles d’or de Jesse Owens aux JO 1936 sous les yeux furibonds de Hitler, et plus récemment le fameux coup de boule de Zidane en finale du Mondial 2006, sous ceux éberlués du monde entier. Pawel Kopczynski/Reuters

Le ballon rond, pris dans un maelström de corruption autour de la Fifa depuis dix jours, va connaître une parenthèse enchantée, fort de ses meilleurs alliés : un grand favori espagnol face à un outsider italien, la magie d'un Messi, la foulée d'un Pogba, des monstres sacrés comme Xavi, Iniesta, Buffon et Pirlo, la hardiesse de Suarez et Tevez, jusqu'à Vidal et Neymar pour le jeu en ligne de crête...
En arrière-fond, deux institutions s'affrontent, car le club catalan vise un cinquième sacre (après 1992, 2006, 2009 et 2011) et une domination dans un XXIe siècle commençant, et la Juve un troisième, pour renouer avec les ères Platini (1985) et Del Piero (1996).
Les faveurs des pronostics penchent en faveur du Barça, qui peut devenir le premier club à réussir un deuxième triplé C1-championnat-Coupe, après 2009, alors que la Juve vise son premier.

Messi pour une première historique
Le Barça a démoli sur son passage les champions d'Angleterre (Manchester City), de France (PSG) et d'Allemagne (Bayern) et possède un trio d'attaque Messi-Suarez-Neymar « MSN » déchaîné (120 buts cette saison). Son entraîneur, Luis Enrique, a l'occasion d'imiter Pep Guardiola, son ami, ex-coéquipier et prédécesseur, qui avait réussi le triplé pour sa première saison sur le banc barcelonais en 2009.
Et si Messi marquait ce soir, il deviendrait le premier joueur à le faire dans trois finales de C1 (après 2009 et 2011). La « Puce » en deviendrait ainsi le seul meilleur buteur de la saison (10 buts à ce jour) et de l'histoire (77 buts), actuellement ex aequo avec Cristiano Ronaldo. Et un cinquième Ballon d'or se dessinerait déjà.
L'Argentin arrive lancé avec un but fou au bout d'un slalom d'anthologie en finale de la Coupe du Roi (3-1).

« Souviens-toi de 1994 »
Autre symbole blaugrana, Xavi, qui doit disputer son tout dernier match avec le Barça, dont il incarne le jeu par excellence. Le Catalan peut connaître l'apothéose d'une quatrième C1 et d'un 25e trophée en club, et parfaire à 35 ans un palmarès agrémenté d'une Coupe du monde et deux Euros avec l'Espagne.
Pour Neymar, il s'agit d'occulter les déboires judiciaires autour des conditions de son transfert et entrer dans la cour des grands à 23 ans, tout comme Suarez. Qui ne pourra croiser Chiellini, la victime de sa célèbre morsure au Mondial 2014, qui a déclaré forfait.
Massimiliano Allegri, au bout de sa première saison seulement chez la « Vieille Dame », est face au plus grand défi de sa carrière. La Juve a eu un parcours moins flamboyant que celui du Barça, avec les éliminations aisée (Dortmund : 2-1, 3-0) et laborieuse (Monaco : 1-0, 0-0) de deux adversaires peu huppés, mais a tout de même fait succomber le Real Madrid tenant du titre en demi-finale (2-1, 1-1).
Un succès tactique qui convoque l'expertise italienne en la matière, et des souvenirs. La finale de 2015 aurait-elle un parfum de 1994, lorsque l'arrogante « Dream Team » barcelonaise de Johan Cruyff, Romario et Stoichkov s'était cassé les dents et le reste sur l'AC Milan de Fabio Capello en finale (0-4) ?
Allegri peut s'appuyer sur ses roués « empereurs », sacrés champions du monde en 2006 à Berlin, Pirlo et Buffon, gardien et capitaine qui rêve de sa première Ligue des champions. Et sur un Pogba qui affole le mercato et peut faire basculer un match d'une inspiration.
L'affiche de ce soir semble moins caricaturale qu'en 1994, entre un Barça qui sait désormais aussi protéger ses cages (meilleure défense de la Liga avec 21 buts encaissés) et des Bianconeri qui savent marquer.
« La Juve a gagné quatre championnats consécutifs, je crois que cette idée de ne pas proposer de jeu est en voie de disparition, a d'ailleurs relevé Luis Enrique. Ils se sont beaucoup améliorés depuis l'époque de Conte dans la sortie du ballon ». Place au foot – le vrai !

(Source : AFP)

Le ballon rond, pris dans un maelström de corruption autour de la Fifa depuis dix jours, va connaître une parenthèse enchantée, fort de ses meilleurs alliés : un grand favori espagnol face à un outsider italien, la magie d'un Messi, la foulée d'un Pogba, des monstres sacrés comme Xavi, Iniesta, Buffon et Pirlo, la hardiesse de Suarez et Tevez, jusqu'à Vidal et Neymar pour le jeu en ligne de crête...En arrière-fond, deux institutions s'affrontent, car le club catalan vise un cinquième sacre (après 1992, 2006, 2009 et 2011) et une domination dans un XXIe siècle commençant, et la Juve un troisième, pour renouer avec les ères Platini (1985) et Del Piero (1996).Les faveurs des pronostics penchent en faveur du Barça, qui peut devenir le premier club à réussir un deuxième triplé C1-championnat-Coupe, après 2009, alors...
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