Les partisans de l’AKP rassemblés sous le portrait du Premier ministre turc Ahmet Davutoglu.
À la veille des législatives de dimanche, le Premier ministre turc Ahmet Davutoglu est convaincu que son parti va remporter une nouvelle victoire, malgré les critiques et les difficultés. « L'hypothèse d'un échec de l'AKP (Parti de la justice et du développement) est inconcevable », affirme M. Davutoglu lors d'un entretien accordé à l'AFP à quelques jours du scrutin, à Kayseri (centre), entre deux étapes de son marathon électoral. « Aucun autre parti ne peut nous contester la première place, se vante-t-il. En fait, nous n'avons pas de véritable concurrent. » Après treize ans de règne sur le pays, son parti islamo-conservateur est donné favori du scrutin du 7 juin, loin devant ses adversaires. Mais, pour la première fois depuis 2002, il se présente affaibli face aux électeurs, victime de l'usure du pouvoir, du déclin de l'économie et des critiques récurrentes sur sa dérive autoritaire. Des difficultés que M. Davutoglu balaie d'un revers de main. « Nous n'avons aucune inquiétude, insiste-t-il. L'AKP continuera sur la voie du succès, quoi qu'il arrive. » Mais de nombreuses enquêtes d'opinion estiment que le principal parti kurde, le Parti démocratique du peuple (HDP), devrait dépasser la barre des 10 % des voix au niveau national, rafler des dizaines de sièges et priver ainsi le parti au pouvoir d'une majorité qualifiée. Le chef du gouvernement se refuse à évoquer cette hypothèse, comme à révéler tout objectif chiffré pour le scrutin de dimanche. « Mon objectif est de gagner, rappelle-t-il. J'ai toujours dit que si nous ne finissions pas à la première place, je démissionnerai, aucun autre chef de parti n'a osé prendre cet engagement. »
(Source : AFP)

