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Liban - Environnement

Étude d’impact sur la stratégie de l’eau : les barrages, oui, mais...

Cette étude a tenu compte de toutes les initiatives en cours et de toutes les facettes du problème.

L’étude a, entre autres, évoqué les barrages en construction ainsi que les stations d’épuration des eaux usées.

Le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk a reçu hier la copie de l'étude d'impact stratégique effectuée par Ecodit Liban et financée par le Plan bleu : cette étude avait été décidée par le ministère de l'Environnement en 2012, en coordination avec le ministère de l'Énergie et de l'Eau. L'objectif était d'évaluer les répercussions écologiques possibles de la stratégie de la gestion de l'eau mise au point par le ministère de l'Énergie et de l'Eau, en passant en revue les projets sur l'eau comme les barrages par exemple (il y en a 42 prévus dans la stratégie, dont neuf en construction), tout comme les projets d'épuration d'eau usée.
Les études d'impact sont devenues obligatoires pour évaluer les stratégies, tout comme les études d'impact environnemental sont obligatoires pour les projets, depuis l'adoption d'un décret en 2012. Suivant la loi, de telles études sont contraignantes.
Selon la version résumée rendue publique hier, cette étude a tenu compte de toutes les initiatives en cours et de toutes les facettes du problème (adaptation avec le changement climatique prévu, protection des écosystèmes, des eaux superficielles et de l'eau de mer, etc.). L'idée est de s'assurer que cette stratégie permet d'optimiser l'utilisation de l'eau disponible, avec le moins de répercussions écologiques possible.
Un exemple d'impact environnemental exploré dans l'étude est celui des barrages, dont plusieurs sont en construction dans diverses régions. Le rapport note que « ces barrages vont satisfaire un besoin urgent en eau pour les ménages et les agriculteurs », de même que ces ouvrages « permettront d'exploiter moins de nappes phréatiques pour l'irrigation ». Le texte reconnaît cependant que « ces barrages et lacs artificiels occuperont des superficies énormes, ce qui nécessitera des expropriations coûteuses à large échelle ». Il ajoute que « certains de ces barrages vont ensevelir des sites classés naturels et protégés », d'autant plus que « la construction de barrages nécessite de grandes excavations et des carrières, ce qui modifie les aspérités et les paysages naturels de manière significative ». Enfin, « les barrages vont créer de nouvelles étendues d'eau dont il faudra assurer la gestion et dont il faudra protéger les zones frontalières pour en empêcher la pollution », souligne l'étude.

Réutilisation
Le texte s'attarde aussi sur les bénéfices d'une bonne infrastructure d'épuration des eaux usées, qui réduira de 80 % la pollution bactériologique d'origine tellurique en Méditerranée. « L'épuration des eaux usées ouvrira la voie à une réutilisation de l'eau, à condition d'empêcher légalement l'évacuation des eaux usées industrielles dans les réseaux d'égout, poursuit le texte. L'efficacité du traitement des eaux dépendra de la capacité des institutions à faire fonctionner et à entretenir les stations d'épuration, ou à faire appel à des entrepreneurs. »
D'autres recommandations portent sur la gestion proprement dite du secteur de l'eau : la mise à jour de la stratégie nationale à mi-parcours, la création d'une unité de surveillance des travaux, l'intensification du dialogue national autour de l'eau, l'adoption de lois et critères environnementaux en relation avec le secteur de l'eau, l'évaluation de « l'empreinte écologique » du secteur de l'énergie au Liban (en d'autres termes, ses répercussions sur l'environnement). Le texte évoque particulièrement le recours à des alternatives aux barrages avec établissement d'une liste de priorités de ces sources alternatives comme la réutilisation de l'eau épurée.
Il évoque également l'adaptation au changement climatique à venir, la consécration du concept de l'évaluation de l'impact environnemental de tout projet, des politiques de compensation suite à l'abattage d'arbres, la mise en place de plans d'action d'urgence pour tous les grands barrages, la gestion intégrée des lacs loin des spéculations foncières et, enfin, l'introduction d'un plan de gestion environnementale dans les cahiers des charges.

Le ministre de l'Environnement Mohammad Machnouk a reçu hier la copie de l'étude d'impact stratégique effectuée par Ecodit Liban et financée par le Plan bleu : cette étude avait été décidée par le ministère de l'Environnement en 2012, en coordination avec le ministère de l'Énergie et de l'Eau. L'objectif était d'évaluer les répercussions écologiques possibles de la stratégie de la gestion de l'eau mise au point par le ministère de l'Énergie et de l'Eau, en passant en revue les projets sur l'eau comme les barrages par exemple (il y en a 42 prévus dans la stratégie, dont neuf en construction), tout comme les projets d'épuration d'eau usée.Les études d'impact sont devenues obligatoires pour évaluer les stratégies, tout comme les études d'impact environnemental sont obligatoires pour les projets, depuis...
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