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Moyen Orient et Monde - Violences

« Plusieurs » Américains seraient détenus au Yémen

Discussions à Mascate entre les houthis et Washington ; l'Onu tente de mettre en place des pourparlers de paix.

Des militants houthis inspectant un immeuble détruit par les raids de la coalition arabe à Sanaa. Mohammad Huwais/AFP

« Plusieurs » ressortissants américains sont actuellement détenus au Yémen, a indiqué hier à l'AFP un responsable du département d'État, après des informations de presse évoquant la détention de plusieurs Américains par la milice houthie. Le département d'État a « vu les articles sur le fait que plusieurs citoyens américains ont récemment été placés en détention au Yémen », a précisé ce responsable, ajoutant que les États-Unis font « tout leur possible pour que ces personnes soient remises en liberté ». Mais il s'est refusé à toute autre précision les concernant, en particulier sur l'endroit où elles sont détenues et qui sont leurs geôliers. « La protection des citoyens américains à l'étranger est la priorité principale », a-t-il poursuivi.
Selon l'édition dominicale du quotidien américain The Washington Post, la rébellion chiite houthie, qui a conquis des pans entiers du territoire yéménite, « a fait prisonniers au moins quatre citoyens américains », qui seraient détenus dans la prison de la capitale Sanaa. Mais les efforts pour obtenir leur libération sont compliqués par le fait que Washington ne dispose pas de lien de communication direct avec les rebelles, a-t-il relevé. Le journal, qui fait référence à des responsables américains s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a indiqué que trois Américains étaient des employés du secteur privé et qu'un quatrième, dont la profession ne lui a pas été précisée, disposait de la double nationalité yéménite et américaine. Aucun n'est employé par le gouvernement américain, a-t-il relevé. Le Washington Post a également écrit qu'un cinquième Américain, Sharif Mobley, était également aux mains des houthis. Son cas était déjà connu : il a été condamné il y a plus de cinq ans pour des faits liés au terrorisme, a-t-il souligné.
Dans ce contexte, des dirigeants de la rébellion houthie menaient des discussions à Mascate avec une délégation américaine sur les perspectives d'un règlement du conflit armé au Yémen, a déclaré hier Rajah Badi, le porte-parole du gouvernement en exil. Favorisées par une médiation omanaise, les discussions sont les premières d'une délégation américaine avec les houthis depuis le lancement le 26 mars d'une campagne de frappes aériennes au Yémen par une coalition arabe sous commandement saoudien. Les négociateurs rebelles, conduits par Saleh al-Sammad, président du bureau politique de la rébellion, étaient arrivés il y a plusieurs jours à Mascate à bord d' « un avion affrété par les Américains », a-t-il ajouté. Interrogé sur la teneur des discussions, M. Badi a émis « l'espoir qu'elles s'inscrivent dans le cadre des efforts internationaux pour faire appliquer la résolution 2216 du Conseil de sécurité de l'Onu ». Cette résolution prévoit notamment un retrait des rebelles chiites de la capitale Sanaa et des autres villes qu'ils ont conquises depuis l'an dernier.
La veille, l'émissaire de l'Onu pour le Yémen, Ismaïl Ould Cheikh Ahmad, a rencontré des responsables du parti du Congrès populaire général (CPG), auquel appartient l'ex-président Ali Abdallah Saleh, un allié des rebelles chiites. « Un règlement de la crise yéménite passe par un retour de toutes les composantes et forces politiques à la table des négociations », a répété le diplomate mauritanien à son départ hier de Sanaa, selon l'agence Saba contrôlée par les houthis, alors que les raids de la coalition arabe se poursuivent dans la capitale et d'autres régions du pays.
Par ailleurs, un garde-frontière saoudien a été tué et sept blessés lorsque leur patrouille a été touchée par un bombardement depuis le Yémen dans la région frontalière de Jizane, a annoncé le ministère de l'Intérieur, cité hier par l'agence Spa.

« Plusieurs » ressortissants américains sont actuellement détenus au Yémen, a indiqué hier à l'AFP un responsable du département d'État, après des informations de presse évoquant la détention de plusieurs Américains par la milice houthie. Le département d'État a « vu les articles sur le fait que plusieurs citoyens américains ont récemment été placés en détention au Yémen », a précisé ce responsable, ajoutant que les États-Unis font « tout leur possible pour que ces personnes soient remises en liberté ». Mais il s'est refusé à toute autre précision les concernant, en particulier sur l'endroit où elles sont détenues et qui sont leurs geôliers. « La protection des citoyens américains à l'étranger est la priorité principale », a-t-il poursuivi.Selon l'édition dominicale du quotidien...
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