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Moyen Orient et Monde - Syrie/Irak

L’Onu condamne les raids meurtriers du régime à Alep

De Mistura juge « inacceptable » le largage de barils d'explosifs qui a fait 84 morts samedi ; des combattants kurdes reprennent des villages dans la province de Raqqa.

À Alep, les raids du régime ont fait plus de 80 morts au cours du week-end. Karam al-Masri/AFP

L'Onu a jugé « inacceptables » hier les nouveaux raids du régime syrien, qui a largué des barils d'explosifs de manière aveugle ce week-end tuant des dizaines de civils dans le nord du pays.
Le médiateur de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a protesté avec force après les raids de l'armée du régime de Bachar el-Assad qui ont tué samedi 84 civils, dont des enfants, dans des zones rebelles d'Alep, la métropole du nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au total, 141 civils ont été tués dans les différents raids du régime dans plusieurs régions, a précisé l'ONG, qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie. « Le bombardement aérien (...) à Alep mérite la plus forte condamnation internationale », a dénoncé M. de Mistura. « Il est totalement (...) inacceptable que les forces aériennes syriennes attaquent leur propre territoire sans discernement, tuant ses propres citoyens », a-t-il ajouté.
Les barils remplis d'explosifs ont été largués par des hélicoptères au-dessus d'un marché populaire à al-Bab, ville sous contrôle de l'EI, et du quartier rebelle al-Chaar dans l'est d'Alep, selon l'OSDH qui a évoqué un « massacre ». L'armée de l'air a également frappé Jabal al-Zawiya, région montagneuse de la province d'Idleb (Nord-Ouest), tuant au moins 20 civils. « Le régime a toujours lâché des barils d'explosifs dans cette guerre, mais il intensifie ses frappes en croyant pouvoir compenser ses pertes sur le terrain, explique à l'AFP Rami Abdel Rahmane, le directeur de l'OSDH. Il s'agit aussi d'une certaine vengeance contre les civils qui soutiennent la rébellion. »

La route Palmyre-Anbar « ouverte »
Dans la région de Palmyre, les jihadistes de l'EI ont progressé en prenant notamment la localité de Bassiré qui se situe à un important carrefour menant à Damas, vers le sud, et Homs, troisième ville du pays, plus à l'ouest. « La route est désormais ouverte (pour l'EI) de Palmyre à la province d'al-Anbar en Irak, sans plus aucun obstacle », a relevé Mohammad Hassan al-Homsi, un militant local. L'EI a par ailleurs consolidé des gains dans le nord de la province d'Alep en prenant aux rebelles des villages près de la frontière turque. Les deux jours de combats ont fait 31 morts parmi les rebelles et 22 dans les rangs de l'EI.
Néanmoins, les jihadistes ont perdu huit villages de la province de Raqqa – bastion de l'EI dans le nord de la Syrie –, chassés par des combattants kurdes soutenus par des frappes de la coalition internationale antijihadistes.
Les avancées de l'EI seront au centre des discussions entre 27 ministres des pays de la coalition qui se réunissent demain à Paris pour revoir leur « stratégie ».
En Irak, les forces gouvernementales, aidées par des milices chiites, ont poursuivi ce week-end leur contre-offensive pour reprendre Ramadi, chef-lieu de la province d'al-Anbar conquis le 17 mai passé par l'EI. Le Premier ministre irakien, Haidar al-Abadi, a par ailleurs affirmé hier que Bagdad ne prendra pas part aux conflits opposant l'Arabie saoudite, pays à majorité sunnite, et l'Iran, à majorité chiite comme l'Irak, au Moyen-Orient. Il a également précisé que l'armée avait perdu 2 300 Humvee blindés lors de sa débandade en juin 2014 à Mossoul, la deuxième ville du pays, face à l'EI. Ces véhicules de fabrication américaine ont depuis été largement utilisés par les jihadistes, notamment pour mener des attentats-suicide.

(Sources : agences)

L'Onu a jugé « inacceptables » hier les nouveaux raids du régime syrien, qui a largué des barils d'explosifs de manière aveugle ce week-end tuant des dizaines de civils dans le nord du pays.Le médiateur de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a protesté avec force après les raids de l'armée du régime de Bachar el-Assad qui ont tué samedi 84 civils, dont des enfants, dans des zones rebelles d'Alep, la métropole du nord de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Au total, 141 civils ont été tués dans les différents raids du régime dans plusieurs régions, a précisé l'ONG, qui s'appuie sur un réseau de sources en Syrie. « Le bombardement aérien (...) à Alep mérite la plus forte condamnation internationale », a dénoncé M. de Mistura. « Il est totalement (...) inacceptable que...
commentaires (2)

DES PAROLES... Où SONT LES ACTES ?

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

16 h 04, le 01 juin 2015

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Commentaires (2)

  • DES PAROLES... Où SONT LES ACTES ?

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    16 h 04, le 01 juin 2015

  • A quoi ça sert l'ONU ? combien de divisions l'ONU ? Rien et du blabla !!! Notre région a un besoin urgent de remise en ordre de vie normale et surtout de la PAIX !!!! L'EI n'a aucune chance de réussir à conquérir la Syrie et l'Irak, même avec l'appui malheureux du Petit Hitler et des Ayatollah !!! Le Hezbollah ne fait pas le poids face à l'EI

    FAKHOURI

    14 h 22, le 01 juin 2015

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