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Moyen Orient et Monde - Irak

L’EI revendique des attentats contre deux hôtels de luxe à Bagdad

Selon un homme présent près du site de l'explosion, l'Ishtar est l'un des lieux les plus sûrs de la capitale.

À Bagdad, l’EI a visé deux hôtels de luxe... Ahmed Saad/Reuters

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué hier deux attentats perpétrés dans la nuit contre des hôtels de luxe de Bagdad, qui ont fait neuf morts selon les autorités. Des dizaines de personnes ont été également blessées par les explosions qui se sont produites juste avant minuit, heure locale (21h00 GMT), sur les parkings des deux hôtels, retentissant dans tout le centre de la capitale.
Selon un communiqué en ligne de l'EI, un jihadiste irakien a pu laisser un véhicule piégé devant l'Ishtar (ex-Sheraton) avant de quitter les lieux. L'explosion a fait voler en éclats les fenêtres de cet hôtel récemment rénové et très fréquenté le jeudi soir, veille de week-end. D'après l'EI, le même homme a ensuite conduit un autre véhicule bourré d'explosifs à l'hôtel Babylon, autre lieu chic et récemment rénové, qui surplombe le Tigre.
Un responsable de police a ensuite confirmé que cette attaque était bien l'œuvre d'un kamikaze. La police a par ailleurs indiqué que les forces de sécurité avaient neutralisé une autre voiture piégée sur le parking du Babylon. Hier, plus d'une quinzaine de véhicules fortement abîmés par l'explosion étaient encore visibles sur le parking de l'hôtel Ishtar, dont la sécurité ne semblait pas avoir été augmentée en dépit de l'attaque. Selon un homme présent près du lieu de l'explosion, Raad, l'Ishtar est l'un des lieux les plus sûrs de la capitale pour les Irakiens comme pour les étrangers. Mais si un attentat peut y avoir lieu, alors « cela veut dire qu'il n'y a plus de sécurité ».
Par ailleurs, environ 85 000 personnes ont fui depuis la mi-mai la ville irakienne de Ramadi, tombée aux mains du groupe État islamique (EI), a indiqué hier l'Onu, qui a appelé les autorités irakiennes à laisser les déplacés circuler librement. Il y a une semaine, le Haut-Commissariat de l'Onu pour les réfugiés (HCR) avait estimé à environ 55 000 le nombre de personnes ayant quitté Ramadi depuis le 15 mai. Selon un porte-parole du HCR, William Spindler, « la grande majorité de cette dernière vague de déplacés, environ 85 %, est restée dans la province d'al-Anbar ». Beaucoup de déplacés manquent par ailleurs d'abris, alors que les températures sont déjà très élevées (plus de 40 degrés Celsius) bien que l'été ne soit pas encore arrivé. Les récents déplacements portent à 180 000 le nombre de personnes ayant fui Ramadi depuis début avril, selon le HCR.

Le groupe jihadiste État islamique (EI) a revendiqué hier deux attentats perpétrés dans la nuit contre des hôtels de luxe de Bagdad, qui ont fait neuf morts selon les autorités. Des dizaines de personnes ont été également blessées par les explosions qui se sont produites juste avant minuit, heure locale (21h00 GMT), sur les parkings des deux hôtels, retentissant dans tout le centre de la capitale.Selon un communiqué en ligne de l'EI, un jihadiste irakien a pu laisser un véhicule piégé devant l'Ishtar (ex-Sheraton) avant de quitter les lieux. L'explosion a fait voler en éclats les fenêtres de cet hôtel récemment rénové et très fréquenté le jeudi soir, veille de week-end. D'après l'EI, le même homme a ensuite conduit un autre véhicule bourré d'explosifs à l'hôtel Babylon, autre lieu chic et récemment...
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