Rafael Nadal, neuf fois vainqueur du tournoi, a une nouvelle fois facilement pris le dessus sur son compatriote Nicolas Almagro, 154e mondial, en trois sets 6-4, 6-3, 6-1, hier au deuxième tour de Roland-Garros. L'Espagnol, tête de série n° 6, a fait subir le traitement habituel à Almagro, qui a désormais perdu 13 de leurs 14 confrontations et ne lui a toujours pas pris le moindre set dans un tournoi du grand chelem. Almagro avait déjà perdu trois fois contre Nadal à Roland-Garros, à chaque fois en quart de finale en 2008, 2010 et 2012. La terre battue est la surface préférée d'Almagro (12 titres), mais il reste très loin du maître Nadal. Redescendu jusqu'au 174e rang mondial en avril, son plus mauvais classement depuis 2003, après une saison 2014 gâchée par une blessure à un pied, Almagro a eu la confirmation qu'il n'était pas de taille face à son compatriote.
Nadal a confirmé avec cette victoire qu'il était revenu tout près de son meilleur niveau et qu'il serait encore bien difficile à battre à Paris. Il n'y a connu qu'une défaite, en 2009, en huitièmes de finale face au suédois Robin Soderling, contre désormais 68 victoires.
Le Majorquin n'a gagné cette année aucun Masters 1000 sur terre battue, pour la première fois depuis 2005, et est redescendu au 7e rang mondial, son pire classement en dix ans.
Nadal aura un troisième tour a priori encore très tranquille face à au Russe Andrey Kuznetsov. Ce devrait ensuite être la même chose en huitièmes, avant le grand choc attendu pour les quarts de finale avec le n° 1 mondial Novak Djokovic qui s'est débarrassé hier du Luxembourgeois Gilles Mueller.
L'Australien Thanasi Kokkinakis, 84e mondial, mené deux sets à zéro contre son compatriote Bernard Tomic (26e), a quant à lui renversé la situation pour l'emporter 3-6, 3-6, 6-3, 6-4, 8-6 et accéder au troisième tour du tournoi de Roland-Garros. Le public du petit court n° 7 a assisté à l'un des plus beaux matches depuis le début de la quinzaine entre deux des plus grands espoirs du tennis mondial. Outre son handicap de 2 sets 0, Kokkinakis, 19 ans, a dû sauver trois balles de match contre Tomic, 22 ans, qui a mené 5-2 dans la dernière manche.
Frayeur
Chez les dames, Serena Williams, n° 1 mondiale, s'est fait une petite frayeur contre une inconnue allemande, Anna-Lena Friedsam (105e), avant de s'imposer en trois sets 7-5, 6-3, 6-3.
Pendant un moment, le public parisien a pensé qu'il allait assister à la troisième élimination prématurée sur les quatre dernières années pour l'Américaine à Roland-Garros.
En 2012, elle avait été sortie dès le premier tour par la Française Virginie Razzano. En 2014, c'est l'Espagnole Garbine Muguruza qui l'avait éjectée au deuxième tour.
Même si elle a assuré être en voie de guérison, Serena semble toujours diminuée par la blessure au coude droit qui l'avait obligée à déclarer forfait avant son huitième de finale à Rome, et elle n'est pas passée très loin de subir hier ce qui aurait été seulement sa deuxième défaite de la saison, après celle subie en demi-finale à Madrid contre la Tchèque Petra Kvitova.
Un revers aurait été d'autant plus incroyable que son adversaire du jour n'avait pas la moindre référence. Friedsam, 21 ans, n'a gagné qu'un match cette saison sur le circuit WTA (hors qualifications) et n'avait jamais passé un tour dans un tournoi du grand chelem avant d'arriver à Paris.
(Source : AFP)

