Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a indiqué hier qu'une étude est à l'œuvre pour déférer le dossier Samaha devant le Tribunal spécial pour le Liban, compte tenu du « lien entre les explosifs aimantés transportés par l'ancien ministre de Syrie au Liban et le genre de bombes qui ont tué Georges Haoui et Samir Kassir ».
« Les 20 petits explosifs aimantés saisis en la possession de Michel Samaha pèsent chacun entre un kilo et un kilo et demi, avec un aimant, procédé utilisé pour assassiner des personnalités », a expliqué M. Rifi dans un entretien à la OTV. « Les bombes sont collées sous les voitures à l'aide de l'aimant, et c'est le genre d'explosif que nous avons découvert dans les assassinats de Georges Haoui et Samir Kassir, et dans la tentative d'assassinat de May Chidiac », a-t-il souligné, précisant qu'il serait possible, dans le cadre d'une enquête internationale menée par des experts, de comparer les restes d'aimants utilisés dans ces trois attentats avec ceux qui ont été saisis en possession de M. Samaha.
Achraf Rifi a par ailleurs appelé la Cour de cassation militaire à revoir le pourvoi en cassation effectué hier dans l'affaire Samaha, soulignant que la décision initiale rendue par le tribunal était « inacceptable tant sur le plan populaire que national ou judiciaire » et représente un « projet de discorde ».
Liban
Rifi évoque un lien possible avec les affaires Kassir, Haoui et Chidiac
OLJ / le 19 mai 2015 à 00h00


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