Maya de Freige, la directrice de la Fondation Liban Cinéma, explique que « chaque année, nous sélectionnons un ou plusieurs films que nous présentons sur le marché cannois en invitant les distributeurs et les vendeurs de films à venir les voir ».
Pour cette édition, il y a notamment Film Kteer Kbeer, réalisé par Mir-Jean Bou Chaaya, ainsi qu'une sélection d'extraits de films en postproduction et en distribution comme The road, de Rana Salem, The other side of November, de Maryanne Zéhil, et Nour, de Khalil Zaarour.
« Par ailleurs, nous présentons les productions de l'année 2014-15 et offrons une visibilité internationale au travail libanais. Notre objectif vise à les coproduire, les vendre, assurer une liaison avec des distributeurs internationaux et surtout les faire circuler », précise Maya de Freige.
La FLC assure donc un rôle fédérateur et promoteur, mais aussi formateur. « Cette année, nous avons associé à notre action Idal (l'Autorité pour le développement et les investissements au Liban), un partenaire public, qui a trouvé qu'à travers la fondation elle pouvait promouvoir les investissements dans ce secteur et aider au développement de la production au Liban. C'est une première qu'Idal, autorité relevant du Premier ministre, soutienne le secteur audiovisuel et affirme sa présence dans un festival international. Idal, qui a les outils nécessaires à la mise en place d'un fonds d'investissement privé, garanti par l'État, apporterait également des avantages fiscaux qu'on adapterait à la réalité du secteur », poursuit Maya de Freige.
Enfin, la Fondation Liban Cinéma a contribué à la promotion d'Ely Dagher en facilitant sa venue à Cannes et en le soutenant « avec tous nos outils de communication », conclut-elle.
Lifestyle
Que fait la Fondation Liban Cinéma à Cannes ?
OLJ / le 19 mai 2015 à 00h00

