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Liban

Crise syrienne : l’optimisme de Steinmeier, en visite éclair à Beyrouth

16/05/2015

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a transmis hier lors de sa visite à Beyrouth deux nouveaux messages au Premier ministre Tammam Salam, qu'il a rencontré au Grand Sérail, et au ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil. M. Steinmeier a surtout relevé qu'il décelait « vraiment » une solution proche à la crise syrienne, suite au rapprochement américano-russe qui devrait avoir des répercussions positives sur l'ensemble de la région. Le ministre allemand a sur ce plan assuré que toute solution politique créera un espace pour de nouvelles idées et engendrera des concertations constructives.
Sans se montrer trop loquace sur le sujet, il a affirmé tenir son optimisme des informations qu'il a reçues des Américans et des Russes qui auraient, selon lui, avancé dans leurs concertations, notamment à Sotchi. Sans oublier l'accord autour de l'Ukraine et de l'Iran qui ont aidé à décongestionner la tension politique entre les grandes puissances.
Les participants aux réunions de M. Steinmeier à Beyrouth ont par ailleurs remarqué que le ministre a tenu à mettre l'accent sur le climat positif qui règne sur la politique internationale et sur la crise syrienne, mais aussi sur le lourd fardeau porté par le Liban en ce qui concerne les réfugiés syriens qu'il accueille. En effet, le ministre allemand est venu porteur d'un second message. Il a ainsi discuté avec les responsables libanais de la possibilité de tenir un second congrès pour les réfugiés syriens à Berlin, à l'instar du premier congrès qui s'était tenu en octobre 2014. MM. Salam et Bassil ont salué la proposition, insistant sur le fait qu'elle devrait aider les réfugiés syriens à rentrer chez eux.
« Les réfugiés rentreront chez eux dès que les combats cesseront et que la stabilité sera de retour en Syrie », a alors assuré le ministre allemand. Sceptique, le Premier ministre Tammam Salam n'a pu s'empêcher de l'interroger : « Comment vont-ils rentrer chez eux au beau milieu de cette destruction massive? » M. Salam a expliqué qu'il sera difficile aux Syriens de rentrer chez eux sans sécurité et sans financement approprié pour la reconstruction. Il a aiguillonné le ministre en lui rappelant que les pays européens n'ont pas accueilli un nombre important de réfugiés. M. Steinmeier a alors répondu que son pays a reçu 200 000 réfugiés et qu'une décision sera bientôt prise pour accueillir 100 000 autres, refusant de commenter le retard de certains pays donateurs à honorer leurs promesses de dons financiers au Liban. Il a tenu à expliquer que l'accueil de nouveaux réfugiés syriens en Europe ne diminuera pas le fardeau porté par le Liban.
Le ministre allemand a par ailleurs profité de ses deux visites express au palais Bustros et au Grand Sérail, auxquelles participait l'ambassadeur allemand à Beyrouth Christian Clages, pour réitérer le soutien de l'Allemagne au Liban et son souci de lui éviter des crises similaires à celles de la Syrie, de l'Irak et du Yémen. Il a aussi rappelé la nécessité d'élire un président de la République « au plus tôt » afin d'éviter d'éventuels dangers politiques et sécuritaires.
Au terme de sa visite au palais Bustros, M. Steinmeier a enfin tenu une conférence de presse conjointe avec le ministre Bassil, au cours de laquelle il a énuméré les aides apportées par l'Allemagne aux réfugiés syriens, notant par exemple que 60 pour cent des étudiants syriens dans les écoles libanaises suivaient leur éducation aux frais de l'Allemagne. De son côté, Gebran Bassil a déclaré que « la propagation du terrorisme nous a poussés à serrer les rangs afin d'affronter les organisations terroristes », appelant la communauté internationale à « soutenir l'armée libanaise qui joue un rôle essentiel dans la préservation de la stabilité ». « L'opération militaire en cours à la frontière libano-syrienne permettra de réduire les menaces terroristes », a précisé le ministre.
Concernant le dossier des réfugiés syriens au Liban, M. Bassil a souligné que le Liban supporte le fardeau de plus d'un million et demi de déplacés, signalant que « la communauté internationale ne fait pas son devoir sur cette question ». « L'Allemagne est l'un des seuls pays à respecter ses engagements », a-t-il toutefois noté, affirmant que la question n'était pas seulement financière, mais aussi sécuritaire et sociale.
Assurant par ailleurs que le Moyen-Orient, sans les minorités, ne pourra jamais être une zone stable, il a martelé que le Liban réclamait une solution politique en Syrie. Il a ainsi préconisé la réduction du nombre des réfugiés syriens et le soutien à l'armée libanaise afin qu'elle puisse faire face aux groupes terroristes, ainsi que l'élection d'un président de la République et la tenue d'élections législatives qui garantiraient l'arrivée de vrais représentants du peuple au Parlement. « Je crains un réveil tardif de l'Europe sur la question du terrorisme dans notre région et sur celle des réfugiés », a-t-il conclu.

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ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

Fut 1 temps où ce bon peuple dut placer au sommet des éminents, eu égard aux affaires critiques générales. Puis, ce poste se transmit héréditairement chez ces zaïîms. Ainsi, l'infamie toléra cette mesquinerie. Si l'on convoquait 1 congrès de tous les discoureurs nés d'estaminet, gens du cru orangé, ils ne pourraient faire d'autre constatation. Et si l'on feuilletait le seul fascicule de leur boSSfèr amer, il ne ferait pas d'autre réponse. Le beauf croit expliquer la Cédraie en s'en déclarant l'adversaire éhhh patenté. Mais la difficulté, pour l’esprit gnome, est de montrer how est né l'adversaire du sous-caporal du "bon sens", et how la Révolution du Cèdre a pu traîner son existence tenace. Ainsi, l'esprit et la morale de moult années correspondaient à la Cédraie au lieu de s'y opposer. Et c'est ceux de ces moult années passées que ce sous- bigaradier de la "dignité morale ne comprend pas, mais qu’il méprise tant. Quittant l'histoire, il se réfugie dans la pseudo-morale, et le voilà qui donne toute l’artillerie de son "indignation morale. De même qu’il s'explique la persistance de la Cédraie comme l'œuvre de la déraison, son bon sens chréti(e)n, lui, explique "l'hérésie" sunnitique comme œuvre du diable. De même, le vrai bon sens Cédraie explique, lui, cette phobie comme l'œuvre de ces diables et curés et sectaires. Or, 1 fois que le beauf a expliqué la lutte du Cèdre au moyen de ses bêtes lieux communs habituels, il n’en résulte que son banal baratin à deux balles perpétuel.

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

"Assurant par ailleurs que le Moyen-Orient, sans les minorités, ne pourra jamais être une zone stable, le béssîl a martelé que le Liban réclamait une solution politique en Syrie." ! D'un, äâïynéééh, le Liban ne réclame rien d'autre que la "distanciation" ! De deux, c'est bien du fait de ces minorisés minoritaires que ce Moyen-Orient ne pourra jamais être une zone stable. CQFD !

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