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Moyen Orient et Monde - Conflit

Des documents du régime syrien prouvent des crimes de guerre d’Assad

Ali Mamlouk apparaît aux côtés du président et d'un responsable iranien à Damas.

Ali Mamlouk (à droite), le chef des services de sécurité en Syrie, lors d’une rencontre hier à Damas entre le président Assad et Alaeddine Boroujerdi (à gauche). HO/Sana/AFP

Plusieurs actes d'accusation pour crimes de guerre contre le président syrien Bachar el-Assad et ses collaborateurs ont été établis par une commission internationale financée par les Occidentaux. Cette commission se fonde sur des documents officiels sortis illégalement de Syrie par une équipe de 50 enquêteurs syriens, au péril de leur vie.
La Commission internationale pour la justice et la responsabilité (CIJA) a révélé hier avoir déjà établi trois actes d'accusation contre le régime pour crimes contre l'humanité, et dit continuer à amasser des preuves contre lui ainsi que contre les rebelles. Les trois actes d'accusation portent principalement sur les premiers mois du soulèvement contre le régime, qui a commencé en mars 2011. Le premier vise Bachar el-Assad et son cabinet de guerre, la Cellule centrale de gestion de la crise (CCGC), le deuxième le Bureau national de sécurité, qui regroupe les principaux chefs des services de renseignements et de sécurité, et le troisième le Comité de sécurité chargé des provinces orientale et septentrionale de Deir ez-Zor et de Raqqa.
Le quotidien britannique The Guardian relève que la « manie du régime de donner des ordres écrits à travers la chaîne de commandement et de rapporter aussi par écrit ce qui s'est passé montre que tout remonte au plus haut niveau du pouvoir à Damas ». Ces documents permettent de connaître le rôle des différents rouages du régime pendant la guerre. Ils montrent que le CCGC se réunit tous les jours, et les minutes de la réunion sont transmises directement à M. Assad pour être approuvées avant de redescendre la chaîne de commandement. Ils montrent aussi que le Baas, le parti au pouvoir, est le principal « exécuteur » des décisions et que les mêmes types de tortures sont utilisées dans les différentes provinces, « ce qui laisse supposer qu'il y a une politique dont l'impulsion est donnée par le centre ». Mais en dépit de tout ce matériel accumulé par la CIJA, les membres de cette organisation financée par plusieurs gouvernements occidentaux ont reconnu qu'il n'y avait jusqu'à présent pas de tribunal auprès duquel déposer ces actes d'accusation.

Près de 50 morts à Homs
Sur le terrain, les jihadistes du groupe État islamique (EI) ont pris au régime une grande partie d'al-Soukhna, une localité située sur une route stratégique de la province de Homs, dans le centre de la Syrie, rapportait hier l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). L'Observatoire a fait état d'au moins 28 morts parmi soldats et supplétifs et 20 dans les rangs des jihadistes de l'EI, outre 100 blessés des deux côtés, dans les combats.
Dans la région d'Idleb, les combats se poursuivaient dans la région de Jisr el-Choughour où l'armée essaie de faire la jonction avec des soldats bloqués dans l'hôpital de la ville, selon une source syrienne de sécurité.
Par ailleurs, l'archevêque chaldéen d'Alep, Mgr Antoine Audo, a émis la crainte hier que sa ville « soit vidée d'ici à quelques mois » des chrétiens « comme Mossoul ». « Ils étaient 150 000, peut-être les deux tiers sont partis. Il n'y a plus de désir de rester, d'espérer et de résister », a déploré Mgr Audo, président de Caritas Syrie, qui assistait à Rome à l'assemblée générale de Caris internationalis.
Sur un autre plan, Ali Mamlouk, le chef des services de sécurité en Syrie, dont un journal britannique avait annoncé la mise en résidence surveillée, est apparu lors d'une rencontre hier à Damas entre le président Assad et Alaeddine Boroujerdi, le chef de la commission de la Politique étrangère et la Sécurité nationale au sein du Parlement iranien, selon une photo diffusée par la présidence. Lors de la rencontre, Bachar el-Assad a réaffirmé sa détermination à « éliminer les terroristes » avec l'aide de l'Iran, a indiqué l'agence Sana.
Enfin, en Irak, le ministère de la Défense a affirmé hier que plusieurs chefs de l'EI avaient été visés par une frappe aérienne de la coalition internationale dans le nord-ouest du pays, dont « Abou Alaa al-Afari, le numéro 2 de l'organisation terroriste Daech » (acronyme arabe de l'EI).
(Source : AFP)

Plusieurs actes d'accusation pour crimes de guerre contre le président syrien Bachar el-Assad et ses collaborateurs ont été établis par une commission internationale financée par les Occidentaux. Cette commission se fonde sur des documents officiels sortis illégalement de Syrie par une équipe de 50 enquêteurs syriens, au péril de leur vie.La Commission internationale pour la justice et la responsabilité (CIJA) a révélé hier avoir déjà établi trois actes d'accusation contre le régime pour crimes contre l'humanité, et dit continuer à amasser des preuves contre lui ainsi que contre les rebelles. Les trois actes d'accusation portent principalement sur les premiers mois du soulèvement contre le régime, qui a commencé en mars 2011. Le premier vise Bachar el-Assad et son cabinet de guerre, la Cellule centrale de gestion de...
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