Le député Walid Joumblatt dénonce la baisse du niveau de l'éducation. Photo Ani
Le député Walid Joumblatt a critiqué hier le retard accumulé dans le vote du budget. « La non-approbation du projet de loi de budget est inadmissible », a-t-il dit dans la dernière édition d'al-Anbaa. « Il s'agit pourtant de la loi qui dessine la politique financière de l'État et reflète sa vision économique globale », a-t-il souligné. Expliquant le déroulement de l'opération, « selon un processus bien déterminé », il a indiqué qu'« elle doit d'abord être approuvée par le gouvernement avant d'être transmise au Parlement pour être discutée et adoptée ».
Concernant l'état de nécessité législative, le chef du PSP a estimé qu'il est « urgent d'éviter les retards et la surenchère ». « Les donateurs internationaux menacent de retirer leurs financements à un nombre important de projets de développement vitaux, parce que ces derniers n'ont pas été approuvés au Parlement, a-t-il déploré. Cela se répercute négativement sur les citoyens et sur le circuit économique. »
Sur un autre plan, Walid Joumblatt s'est dit atterré des mauvais résultats aux examens des officiers spécialisés, à l'instar de ceux des épreuves et concours officiels, plus particulièrement dans les matières scientifiques et les langues étrangères. « Ces résultats reflètent la baisse du niveau du système éducatif au Liban », a-t-il déploré, montrant du doigt l'enseignement public. Le député n'a pas non plus épargné l'enseignement universitaire privé. Il a dénoncé à ce propos « le pullulement d'universités » qui porte atteinte à l'enseignement supérieur et donne une mauvaise image des diplômes libanais. « Des diplômes qui ont perdu de leur valeur depuis qu'ont été distribuées les attestations, l'année dernière », a-t-il observé. « L'éducation au Liban était pourtant la richesse des Libanais et leur arme la plus importante, aussi bien dans le pays qu'à l'étranger », a-t-il souligné, invitant à redynamiser ce secteur, dans l'intérêt de tous les Libanais.
Walid Joumblatt a enfin déploré que le coût des voitures hybrides soit aussi élevé au Liban. Il a révélé qu'aux États-Unis, une voiture hybride ne coûte que 25 000 dollars américains, alors qu'au Liban, elle coûte 64 000 dollars, douane et TVA incluses. Et de regretter que les autorités n'encouragent pas les citoyens à utiliser des voitures « propres » et à protéger l'environnement.

