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Moyen Orient et Monde - Yémen

La coalition menace les houthis d’une riposte « sévère » à leurs attaques contre l’Arabie

Un haut responsable d'el-Qaëda tué par un drone.

Un homme marchant vers une maison détruite durant un raid de la coalition arabe à Faj Attan. Mohammad al-Sayaghi/Reuters

La coalition arabe qui mène depuis le 26 mars une campagne aérienne contre les houthis a accusé hier les rebelles yéménites d'avoir franchi « une ligne rouge » en bombardant ces derniers jours une région frontalière en Arabie saoudite et promis une riposte « sévère », selon le porte-parole saoudien de la coalition arabe. « L'équation a changé, le conflit a changé et ils vont payer un prix sévère, cher », a menacé le général Ahmad al-Assiri devant la presse.
Cette mise en garde survient alors que les houthis ont multiplié les bombardements contre le sud du territoire saoudien, tuant dix civils mardi et mercredi, alors que jusqu'ici, ils n'avaient visé que des militaires. Ils ont « tué pour tuer », a jugé l'officier saoudien. Et de nouveaux obus sont tombés hier en territoire saoudien sans faire de victimes. Le général Assiri a ajouté qu'une opération pour riposter à ces attaques « commençait maintenant » et viserait « tous les dirigeants de l'organisation, leurs lieux de rassemblement, de commandement et leurs stratèges. Il ne s'agira pas d'une opération limitée ».

Proposition de trêve
Pourtant, auparavant, lors d'une conférence de presse à Riyad avec son homologue américain John Kerry, le chef de la diplomatie saoudienne Adel al-Jubeir avait proposé un cessez-le-feu de cinq jours au Yémen « pour coordonner avec les organisations internationales l'acheminement d'une aide humanitaire » vitale à la population. M. Jubeir a toutefois estimé que cette trêve ne pouvait se matérialiser que « si les houthis et leurs alliés (des militaires fidèles à l'ex-président Ali Abdallah Saleh) y souscrivent, n'empêchent pas les efforts humanitaires et ne lancent pas d'actions agressives ».
M. Kerry a lui aussi relevé que « ce cessez-le-feu dépend des houthis » et demandé avec force aux rebelles « et à ceux qui les soutiennent (...) d'utiliser leur influence pour ne pas rater cette occasion majeure de répondre aux besoins de la population yéménite et de trouver les moyens de parvenir à la paix ». La trêve devra se traduire par un arrêt des « bombardements, des tirs, des mouvements ou redéploiements de troupes visant à prendre l'avantage militairement », a détaillé M. Kerry, ajoutant que ce cessez-le-feu pouvait être renouvelable. M. Kerry a en outre écarté l'idée d'une opération terrestre au Yémen. « Ni l'Arabie saoudite ni les États-Unis ne parlent de l'envoi de troupes au sol au Yémen », a-t-il affirmé au lendemain d'un appel du gouvernement yéménite en exil en faveur du déploiement d'une « force terrestre ». « Nous demeurons inquiets devant les actions déstabilisatrices de l'Iran dans la région », a ajouté John Kerry, qui a ensuite rejoint Paris dans la soirée.
La population civile est, elle, prise au piège d'un conflit de plus en plus violent. Le coordinateur des Affaires humanitaires de l'Onu au Yémen Johannes Van Der Klaauw a demandé hier l'arrêt « immédiat des attaques contre les hôpitaux et les autres infrastructures civiles ». Selon lui, le conflit a déjà fait plus de 1 600 morts et 6 000 blessés, en majorité des civils, au Yémen où la situation a été qualifiée de « catastrophique » par l'Onu, le Comité international de la Croix-Rouge et autres organisations humanitaires.
Sur un autre plan, un haut responsable d'el-Qaëda dans la péninsule Arabique, Nasser al-Ansi, qui avait revendiqué au nom du groupe extrémiste l'attaque contre Charlie Hebdo, a été tué par un drone américain au Yémen, a annoncé hier l'Aqpa, selon le centre américain de surveillance des sites islamistes Site. Ce stratège militaire du réseau extrémiste était apparu dans plusieurs vidéos d'Aqpa. Dans l'une d'elles, diffusée le 14 janvier, il affirmait que son groupe avait mené, par l'intermédiaire des frères Kouachi, l'attaque ayant décimé une semaine plus tôt la rédaction de Charlie Hebdo, pour « venger » Mohammad, caricaturé par le journal satirique français.

(Source : AFP)

La coalition arabe qui mène depuis le 26 mars une campagne aérienne contre les houthis a accusé hier les rebelles yéménites d'avoir franchi « une ligne rouge » en bombardant ces derniers jours une région frontalière en Arabie saoudite et promis une riposte « sévère », selon le porte-parole saoudien de la coalition arabe. « L'équation a changé, le conflit a changé et ils vont payer un prix sévère, cher », a menacé le général Ahmad al-Assiri devant la presse.Cette mise en garde survient alors que les houthis ont multiplié les bombardements contre le sud du territoire saoudien, tuant dix civils mardi et mercredi, alors que jusqu'ici, ils n'avaient visé que des militaires. Ils ont « tué pour tuer », a jugé l'officier saoudien. Et de nouveaux obus sont tombés hier en territoire saoudien sans faire de...
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