Tard en soirée, le chef du courant du Futur, Saad Hariri, a fustigé les propos de Hassan Nasrallah, « pour qui l'intérêt du Liban vient en dernier sur la liste de ses préoccupations ».
« Ce qui est sûr, c'est que l'État dans ses composantes, à savoir l'armée, le gouvernement, les institutions, n'existe pas pour lui. Il estime que le Hezbollah le remplace et fera la guerre du Qalamoun à sa place », a-t-il déploré dans un communiqué, en reprochant également au chef du Hezbollah de « considérer les frontières du Liban comme la propriété de son parti ».
« Nasrallah présente la guerre du Qalamoun comme étant inévitable et affirme vouloir en déterminer l'heure et le lieu en partant du principe qu'il s'agit d'un devoir moral, national et religieux. Nous lui disons : vous vous êtes attribué une mission qui n'a rien de moral, de national ou de religieux. Vous vous jouez du sort d'un Liban qui est au bord du gouffre. »
Liban
La riposte de Hariri : « Vous vous êtes attribué une mission immorale »
OLJ / le 06 mai 2015 à 23h57

