À Alep, un immeuble détruit par des barils explosifs largués par les forces du régime lors d’un raid aérien. Hosam Katan/Reuters
Une délégation de l'OLP effectue une visite à Damas, la seconde en moins d'un mois, visant à « neutraliser » le camp palestinien de Yarmouk, pris en étau entre l'armée syrienne et des groupes armés palestiniens et jihadistes.
La délégation palestinienne, dirigée par un haut cadre de l'Organisation de libération de la Palestine (OLP), Zakaria al-Agha, a rencontré, hier, le vice-ministre syrien des Affaires étrangères Fayçal Moqdad ainsi que la ministre des Affaires sociales Kinda Chamat, a indiqué à l'AFP un responsable de l'OLP à Damas, Anouar Abdel Hadi. L'entretien a porté sur les moyens de « neutraliser le camp de Yarmouk afin qu'il reste en dehors du conflit en Syrie » et d'« œuvrer pour en faire sortir les hommes armés », et sur « la nécessité de fournir des produits alimentaires » aux habitants du camp et à ceux s'étant réfugiés dans des centres d'accueil à l'extérieur. Le responsable de l'OLP a précisé que le retrait des hommes armés concernait les jihadistes et les Palestiniens qui portent des armes, y compris le FPLP-CG.
« Redoubler d'efforts »
Cette visite intervient alors que le médiateur de l'Onu pour la Syrie, Staffan de Mistura, a entamé hier à Genève des consultations séparées et à un niveau modeste avec les protagonistes du conflit syrien pour tenter de relancer les négociations dans l'impasse. « Nous commençons maintenant une série de discussions en tête à tête avec le plus grand nombre possible d'acteurs impliqués dans le conflit syrien afin de voir si un autre round de négociations est possible », a expliqué aux médias M. de Mistura. « Fin juin, (...) nous évaluerons la situation et déciderons de la prochaine étape », a poursuivi le médiateur de l'Onu. « La détermination » à résoudre la crise « ne doit jamais être abandonnée », a-t-il déclaré. Au total, l'envoyé spécial de l'Onu doit rencontrer les représentants du gouvernement syrien, ainsi que ceux de plus de quarante acteurs syriens et ceux d'une vingtaine d'acteurs régionaux et internationaux. Parmi les Syriens qu'il doit rencontrer figurent « des acteurs politiques et militaires, des femmes, des victimes, (...), des chefs religieux et de communautés », ainsi que des représentants de la société civile et de la diaspora syrienne. À ce titre, l'Iran, qui avait été exclu des deux conférences internationales sur la Syrie organisées par l'Onu en 2012 et 2014, a été invité, tout comme l'Arabie saoudite et la Turquie. M. de Mistura a souligné que les groupes considérés comme terroristes par l'Onu, comme le Front al-Nosra ou l'organisation État islamique, n'ont pas été conviés. M. de Mistura a rappellé qu'il fallait « redoubler d'efforts » pour trouver une solution politique au conflit syrien qui est « la plus grave tragédie humanitaire depuis la Seconde Guerre mondiale en termes d'impact régional ».
« Crimes contre l'humanité »
Sur le plan humanitaire, Amnesty International a accusé hier, dans un rapport, les forces du régime de commettre des « crimes contre l'humanité » en bombardant Alep de manière aveugle. Dans un nouveau rapport, l'organisation de défense des droits de l'homme affirme que les raids incessants de l'armée de l'air contre l'ancienne capitale économique du pays en guerre ont contraint les habitants « à mener une existence souterraine ». « Certaines actions du gouvernement à Alep équivalent à des crimes contre l'humanité », selon elle. Le rapport critique surtout le recours par le régime aux barils d'explosifs dans ses frappes. Le rapport fait également état, documents à l'appui, de « la torture à grande échelle, des détentions arbitraires et des enlèvements menés aussi bien par le gouvernement que par les groupes d'opposition armés ».
De son côté, l'organisation Médecins sans frontières (MSF) a déploré, hier, la fermeture de l'un des principaux hôpitaux d'Alep, dans le nord de la Syrie, en raison des dégâts provoqués par des bombardements et des raids aériens. MSF affirme que l'hôpital privé as-Sakhour a été bombardé à deux reprises la semaine dernière alors qu'il est l'un des deux hôpitaux existant dans la région d'Alep et qu'il soigne près de 400 000 personnes.


BIZARRE ! QUAND CE CAMP FUT OCCUPÉ PAR DAESCH AUCUNE REPRÉSAILLES DU RÉGIME NE FUT NOTÉE... DÈS QUE DAESCH S'ÉTAIT RETIRÉ LES BARILS D'EXPLOSIFS TOMBÈRENT EN AVERSE ! DE MÊME PARTOUT Où DAESCH EST PRÉSENT !
09 h 19, le 07 mai 2015