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Moyen Orient et Monde - Turquie

Acquittement des militants de la place Taksim

Rassemblement d’opposants au gouvernement en soutien aux militants traduits devant le tribunal d’Istanbul. Ozan Koze/AFP

Un tribunal d'Istanbul a spectaculairement acquitté hier les meneurs présumés du collectif à l'origine des manifestations sans précédent qui ont fait vaciller en juin 2013 le régime islamo-conservateur de l'homme fort de Turquie, Recep Tayyip Erdogan. Au terme de la septième audience d'un dossier que les ONG de défense des droits de l'homme ont qualifié de « procès de la honte », le président de la cour a annoncé l'abandon, faute de preuves suffisantes, des charges retenues contre les 26 ingénieurs, architectes, médecins ou avocats présents dans le box des accusés. « Nous évaluons votre situation au regard de la liberté d'opinion et d'expression », leur a lancé le juge Onur Özsaraç, cité par l'agence de presse Dogan. « Mais à une condition : faites attention à ce qu'il n'y ait pas de violence », les a-t-il toutefois avertis. Sans précédent depuis l'arrivée du gouvernement islamo-conservateur au pouvoir en 2002, le mouvement initié par le collectif a débuté fin mai 2013 par la mobilisation d'une poignée de militants écologistes opposés à la destruction du désormais fameux parc Gezi, en lisière de l'emblématique place Taksim d'Istanbul. Symbole de la contestation, la place Taksim d'Istanbul est ainsi depuis 2013 systématiquement interdite aux rassemblements publics. Des milliers de policiers ont ainsi été mobilisés pour empêcher les syndicats d'y fêter ce vendredi le 1er mai, fête du Travail, laissant augurer de nouvelles violences.
(Source : AFP)

Un tribunal d'Istanbul a spectaculairement acquitté hier les meneurs présumés du collectif à l'origine des manifestations sans précédent qui ont fait vaciller en juin 2013 le régime islamo-conservateur de l'homme fort de Turquie, Recep Tayyip Erdogan. Au terme de la septième audience d'un dossier que les ONG de défense des droits de l'homme ont qualifié de « procès de la honte », le président de la cour a annoncé l'abandon, faute de preuves suffisantes, des charges retenues contre les 26 ingénieurs, architectes, médecins ou avocats présents dans le box des accusés. « Nous évaluons votre situation au regard de la liberté d'opinion et d'expression », leur a lancé le juge Onur Özsaraç, cité par l'agence de presse Dogan. « Mais à une condition : faites attention à ce qu'il n'y ait pas de violence », les...
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