Un Syrien évacue sa famille après les raids de l’aviation du régime à el-Kalasseh près d’Alep. Hosam Katan/Reuters
Au moins 21 personnes, dont six enfants, ont été tuées et plus de 50 blessés, hier, dans des raids de l'aviation du régime syrien contre les provinces d'Alep et d'Idleb, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Dans le sud de la ville d'Alep, quatre civils, dont une fillette, ont été tués dans le quartier rebelle de Ferdous. Sept civils ont aussi péri à Deir Hafer et Bab, deux localités situées à l'est et au nord d'Alep sous le contrôle des jihadistes du groupe État islamique (EI). Les bombardements, avec des barils et des missiles, ont fait aussi 50 blessés. Dans la province d'Idleb (nord-ouest) où les rebelles se sont emparés récemment de la capitale éponyme, de la ville stratégique de Jisr al-Choughour et d'un camp militaire, l'aviation a tué 10 personnes, dont cinq enfants, selon l'OSDH qui relève aussi « beaucoup de blessés graves ».
Par ailleurs, les combats opposant depuis lundi des rebelles syriens alliés au Front al-Nosra et des jihadistes proches de l'EI sur le plateau du Golan ont fait 38 morts en 48 heures, ont rapporté hier une ONG et l'opposition.
De leur côté, les combattants kurdes irakiens dépêchés il y a six mois en renfort dans le nord de la Syrie pour participer à la lutte aux côtés des miliciens kurdes syriens contre l'EI ont quitté la ville de Kobané via la Turquie, a indiqué, hier, à l'AFP un responsable turc. « Les forces peshmergas ont quitté la Turquie aujourd'hui (mercredi) par voie aérienne » pour Erbil, dans le nord de l'Irak sous administration autonome kurde, a précisé cette source, sous couvert d'anonymat. Escortés par les forces de sécurité turques, les combattants kurdes d'Irak ont traversé la frontière turco-syrienne en convoi et rallié l'aéroport de la ville turque de Sanliurfa (sud-est), ont rapporté de leur côté les médias turcs. « Leur mission est terminée », a ajouté la source turque.
L'Iran sollicité par l'UE
Sur le plan diplomatique, la chef de la diplomatie de l'Union européenne Federica Mogherini a souhaité que l'Iran joue un « rôle majeur » en Syrie en « persuadant le régime syrien de participer à une transition » politique. Elle a estimé qu'un accord sur le nucléaire pourrait « ouvrir la voie à un rôle différent pour l'Iran dans la région ». « Nous appelons l'Iran à jouer un rôle majeur mais positif pour persuader le régime (syrien) de participer à une transition menée par les syriens eux-mêmes », a-t-elle expliqué. Elle a réaffirmé que l'Union européenne « soutenait pleinement » les efforts du médiateur de l'Onu Staffan de Mistura. Celui-ci doit entamer début mai des consultations à Genève avec tous les protagonistes du conflit syrien et l'Iran a été invité à ces consultations.

