M. Gebran Bassil s’entretenant avec MM. Lapo Pistelli (à gauche) et Giuseppe Morabito. Photo Dalati et Nohra
Il ne se passe pas une occasion sans que l'Italie n'exprime sa solidarité avec le Liban sur tous les plans. Hier, c'était au vice-ministre italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Lapo Pistelli, de réitérer l'engagement de son pays à « soutenir les institutions et le peuple libanais pour faire face à cette situation sans précédent provoquée par la crise syrienne ». « Le Liban nous donne une leçon sur la manière dont un petit pays assume de grandes responsabilités », a ajouté M. Pistelli, à l'issue d'une rencontre avec le ministre des Affaires étrangères, Gebran Bassil. Il était accompagné de l'ambassadeur d'Italie, Giuseppe Morabito.
Rendant hommage aux « autorités locales » et à « la société civile », le diplomate italien a expliqué que des programmes d'aide seront accordés à des ONG dans la Békaa, le Liban-Sud et le Liban-Nord, « parce que nous sentons que nous sommes proches du peuple et des institutions libanaises ». Des aides militaires seront également attribuées à l'institution militaire, « comme des sessions de formation, parce que nous estimons que l'armée est la colonne vertébrale du Liban ».
« Les relations italo-libanaises ont toujours été solides et le seront encore plus », a ajouté M. Pistelli, qui a également été reçu hier par le Premier ministre, Tammam Salam, le président de la Chambre, Nabih Berry, et le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane. « Vous pouvez compter sur l'Italie en tant que partenaire et amie dans cette région et la région méditerranéenne », a-t-il encore insisté.
À la question de savoir si les discussions ont également porté sur une éventuelle aide financière pour contribuer à régler le dossier des réfugiés syriens, M. Pistelli a expliqué que « des projets bilatéraux d'une valeur totale de près de 155 millions d'euros en dons et en prêts sont actuellement en cours ». « Nous sommes en discussion avec Bruxelles (siège de l'Union européenne) sur d'autres programmes d'aide prévus dans une étape ultérieure », a poursuivi M. Pistelli, rendant hommage à la manière dont le Liban traite avec le dossier des réfugiés. « Le Liban doit servir de leçon à l'Europe », a-t-il déclaré.
À Beyrouth pour une visite de trois jours qui s'achèvera aujourd'hui, M. Pistelli s'était rendu au siège du contingent italien de la Finul à Chamaa, ainsi qu'au centre de formation de l'armée, à Samaiyé (caza de Tyr), un projet financé par le gouvernement italien.


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine